31 août 2007
Travaux route de Niederbruck
Nouveau revêtement avant l'hiver pour la route de Niederbruck.
La La voirie communale reliant Masevaux à Niederbruck n'avait pas été rénovée depuis sa création
il y a 25 ans.Cette petite route qui longe la rive droite de la Doller, vient de recevoir un nouveau
re revêtementement appelé«enduit superficiel», sur une longueur de 800 m.
Bien que secondaire, elle reçoit un trafic soutenu, du fait de l'urbanisation de ses deux extrémités,
impliquant le maintient d’une surface de roulement correcte. Cependant la commune n'a pas
jugé utile de l'élargir, pour ne pas inciter les usagers à la vitesse. Cette portion de route
propice aux balades restera accessible aux promeneurs et aux chercheurs de champignons
Cette nouvelle technique alternative à la mise en œuvre d’enrobés , consiste à épandre sur
la chaussée une ou plusieurs couches de liant (goudron ou émulsion de bitume), chacune
étant suivie d'un gravillonnage, puis d'un cylindrage.
Ce procédé peut s'employer sur toute couche de chaussée soumise au trafic. Il a pour
objet de rendre imperméable et rugueuse la surface de roulement, permettant notamment
de prévenir la formation des "nids de poule". C'est le moyen le plus économique pour
assurer une maintenance préventive et curative.
Ce chantier a été traité sous maîtrise d’œuvre de la Ville de Masevaux et réalisé par
l’entreprise Fritz-Golly.
Jean-Marie Renoir 30 08 2007


30 août 2007
Nostalgie
Nostalgie, à la manière des madeleines de Proust.
Depuis un an que je suis à la retraite, je me suis abonné à L’Alsace. Avant, comme beaucoup, je la lisais pendant la pause, au travail.
Hier matin, j’ai dû partir tôt et je n’ai pas eu le temps de lire les nouvelles après le petit déjeuner. J’ai donc attrapé mon journal que le porteur venait de déposer dans le tuyau à côté de ma boîte aux lettres, et je l’ai jeté sur le siège passager. Dans un virage, il s’est dépilé, et j’ai eu une révélation.
Cette odeur…cette odeur que je reconnais tous les matins sans arriver à l’identifier…cette odeur m’a ramené 50 ans en arrière, quand ,avec mes 3 frères et sœurs, nous descendions le vieil escalier de bois pour partir à l’école. Cette odeur flottait dans l’air, l’odeur de l’encre d’imprimerie, que notre voisin du dessous avait laissée dans l’escalier, en rentrant de son travail de nuit . Le « Paul du dessous », comme l’appelait ma mère, était typographe ou imprimeur, je ne sais plus, au journal l’Alsace. Il nous intimidait , quand nous le croisions par hasard dans l’escalier, un jour qu’il ne travaillait pas. Il ne parlait pas beaucoup, peut être un peu irrité de nous avoir entendu courir au dessus de sa tête une partie de la matinée, alors qu’ il aurait bien voulu dormir… »Moins de bruit ! répétait ma mère, il y a le Paul du dessous qui dort… »
Le « Paul qui dort », c’est ainsi que nous, enfants l’avions baptisé, et c’est à lui que ce journal me fait penser tous les matins depuis un an…Pourquoi seulement maintenant ? Sans doute parce que c’est moi qui ouvre mon journal, et que l’odeur de l’encre emprisonnée entre les pages, n’a pas encore pu se dissoudre dans l’air.
Il en faut si peut parfois, pour vous ramener au temps béni du paradis de l’enfance…
Le 09 02 2007
29 août 2007
Grange Burcklé
La Compagnie Vent en Poupe mène son Bateau Ivre à la Grange Burcklé
"Le Bateau Ivre", dernière création de la compagnie " Vent en Poupe" sera présentée à la Grange Burcklé de Masevaux le samedi 1er septembre. Ce spectacle musical poétique est une invitation au voyage. On pense à Stevenson et à l'île au trésor: cordages et tonneaux de rhum, jambe de bois et maillot rayé. Grâce au fil rouge du " Bateau Ivre" de Rimbaud, on embarque en compagnie de Verlaine, Hugo, Gautier, Baudelaire, accompagnés au passage par Ronsard et Musset, Appolinaire et Queneau. Le spectacle est une tentative réussie de réhabiliter la poésie, en l'associant à la balade, au blues, et au jazz.
Les seuls maîtres à bord après Dieu s'appellent Virginie Schelcher, Dominique Zinderstein, et Jean-Louis Frick. Ils exploitent leurs talents de musiciens, chanteurs et comédiens pour des représentations atypiques et débridées, où la bonne humeur côtoie les coups de gueule, où la poésie côtoie la fantaisie.
Le style de ces trois saltimbanques modernes est résolument orienté à l'opposé de la variété de grande distribution, pour rappeler à son auditoire que la poésie est éternelle.
Samedi 1er septembre à 20h à la Grange Burcklé. Adultes 8 euros, réduit 6 euros, enfants 4 euros.
Prévente et réservations à l'Office de Tourisme de Masevaux 03 89 82 41 99
Jean-Marie Renoir 27 08 2007
Marché des potiers 2007

Jean-Mars Rostan est très décontracté quand il fait une démonstration de tournage.

La fille du roi de l'eau et le fils du roi de la terre ont inventé la poterie.
Bilan positif au 8ème marché des potiers
Lundi matin, en plein démontage et rangements, Pierre Schneider se disait très satisfait du 8ème marché des potiers, organisé ce week-end par les petits chanteurs de Guewenheim." Nous sommes très contents de la fréquentation: plus de 7000 visiteurs en 3 jours, au moins autant que l'an dernier, assurait-t-il. Les petits chanteurs sont maintenant au top de l'organisation. D'ailleurs nous avons décidé de les mettre à l'honneur l'an prochain, puisque le thème du marché 2008 sera le nombre " 40", comme les 40 ans des petits chanteurs..." Les numéros gagnants de la tombola sont déjà connus: le 045, 597, et 395, qui gagnent de très belles pièces de céramique réalisées par des potiers du marché.
Comme les années précédentes, les soirées de vendredi et samedi se sont terminées par un spectacle écrit par Christian Lamey, et joué par les petits chanteurs: grâce à la rencontre de la fille du roi de l'eau et le fils du roi de la terre à la lisière de leurs deux pays, l'art de la poterie a pu voir le jour, pour le service des hommes. Pierre Schneider a illustré ce dénouement en sortant du four des pièces de céramique en" Raku", ancienne technique d'émail coréenne développée au Japon au 16ème siècle.
Côté exposants, les habitués sont satisfaits de s'être déplacés, tel Jean-Marc Rostan, venu de Santilly (71): " Ce qui me plaît ici, c'est le côté convivial de l'association de la chorale, l'ambiance bon enfant, l'aspect humanitaire de leur projet. Depuis 20 ans que je fais ce métier en autodidacte, c'est bien un des rares marchés où je me promène, où j'ai envie de faire des démonstrations de tournage..."Son voisin Didier Ribault, nouvel arrivant, est bien d'accord, lui qui fait du grès de Saint Amand en Puisaye, en Côte d'Or : " Je me suis remis à mon premier métier après un licenciement, et ça fait 10 ans que je fais du tournage et du modelage d'objets utilitaires et artisitiques dans le Jura nord."
Venus pour la première fois de Beyssenac en Corrèze, Florence et Eric Bahin ont choisi ce métier il y 5 ans pour la liberté de travailler à la maison, dans la création artistique de faïences utilitaires vernissées, fontaines d'intérieur, et jardinières " J'étais styliste, explique Florence, et Eric musicien. C'est en faisant des animations musicales sur des marchés comme celui-ci, que nous nous sommes initiés au travail de la terre, et au tour de potier. Ca nous a plu, et voilà..."
Après avoir fait de la peinture et du dessin en Sâone et Loire pendant 13 ans, Didier Bellamy s'est aperçu , grâce à une rencontre avec un modeleur sur plâtre, qu'il était possible de donner un volume à ses dessins, de les transposer en 3d, en faisant des modelages: " Très vite je suis passé du modelage au tour, puis aux émaux. Aujourd'hui je réalise des vases, plats, bols, boîtes en porcelaines émaillées par cristallisation, en créant une impureté dans l'émail, et en le rechauffant à 1300° jusqu'à obtenir des coulures qui se cristallisent."
On trouvait aussi des compagnons potiers, telle Patricia Marino, de Muttersholtz ( 67) , formée à l'école des maîtres potiers de Betschdorf, dans les années 70: " Dans mon atelier, je fabrique des céramiques culinaires et décoratives, et je propose des stages et cours d'initiation tout au long de l'année.C'est la première fois que je viens ici, et je trouve l'ambiance tout à fait sympathique, j'apprécie beaucoup les rencontres avec d'autres potiers."
Les débutants ont pu s'initier au modelage, grâce à Gérard Eidenschenck, animateur aux ateliers d'art de Vieux-Thann, venu à Guewenheim animer l'atelier des enfants:" Les débuts étaient timides, vendredi et samedi matin,raconte-t-il, mais depuis hier, j'ai dû demander l'aide de 3 autres personnes pour arriver à suivre.Nous leurs faisons réaliser des formes simples, puis des assemblages.Mais nous demandons aux parents d'aider les plus petits, pour qu'ils arrivent aussi à un résultat, et certains d'entre eux se découvrent des talents cachés."
Jean-Marie Renoir 27 08 2007

L'atelier d'initiation des enfants n'a pas désempli de tout le week-end.

Florence et Eric Bauin sont venus pour la première fois de Corrèze.

Après avoir fait de la menuiserie pendant 10 ans, Didier Ribault fabrique des grès de St Amand depuis 10 ans.
Troupes alsaciennes en Avignon OFF 2007
Le festival d’Avignon boudé par les troupes alsaciennes ?
Le rideau vient de retomber sur le 61ème festival de théatre d'Avignon, les décors sont démontés, les costumes rangés, c'est l'heure des bilans.
Pour une troupe de théatre, présenter un spectacle au festival OFF d’Avignon n’est pas chose simple. Bien sûr, le principal obstacle est financier : une troupe amateur n’a guère de moyens pour réunir les fonds nécessaires au déplacement, au logement, à l’intendance, et surtout à la location d’une plage horaire dans une des 110 salles disponibles dans la cité des papes. Les troupes professionnelles elles-mêmes n'y arriveraient pas sans subventions. Cette année, sur quelques 700 compagnies, à peu près toutes professionnelles, présentant près de 900 spectacles, tous genres confondus, une seule était alsacienne , contre une demi-douzaine en 2006.
La compagnie « Le Talon Rouge » de Strasbourg a adapté pour le théatre un roman de Emmanuel Adely, jeune auteur contemporain : « Mad about the boy ». Le texte mis en scène par Josiane Fritz, est un solo pour une comédienne : Catherine Javaloyès. Il décrit la quête obsessionnelle de l’autre, au point de le recréer, faute de l’avoir près de soi, un instant de vie, un cri d’amour magnifique. « Mad about the boy », c’est une chanson jazzy de Dinah Washington, que le personnage en état de crise écoute et fredonne en boucle pour tromper l’attente : « Oui, de façon maladive je l’ai écoutée cette chanson... parce que c’est lui cette chanson, c’est lui et moi, parce que j’ai aimé ce garçon à en devenir bête et heureuse... ». C’est la chanson-symbole qui fut le témoin de la naissance de l’amour d’une femme mûre pour un garçon bien plus jeune qu’elle, un amour qu’elle n’espérait plus, qu’elle ne méritait même pas, une passion avortée et déjà mourante faute de la présence de l’autre. C’est un cri désespéré parce que le bien-aimé ne téléphone pas, ne reviendra pas.
« Le titre anglais du roman permet de jouer sur les genres masculin et féminin, précise Catherine Javaloyès. La parole n’ayant pas de sexe, « Je » n’est ni « il » ni « elle », il est les deux à la fois. J’ai décidé de jouer en robe, puisque la similitude est aussi une différence. Ce texte sans ponctuation, qui libère l’interprétation, ces mots concrets que j’ai sentis tatoués dans ma peau, m’ont permis de fouiller dans le fond de l’âme humaine, et d’exprimer les contradictions et la fragilité cachées en chacun de nous. »
La comédienne entraîne son auditoire dans une promenade quelque peu initiatique sur les rives escarpées qui séparent l’amour du désespoir, la plénitude de la solitude, la raison de la folie. Grâce à un talent affirmé, elle le prend à témoin, et l’invite à la réflexion, en rappelant à chacun que l’amour est merveilleux et dangereux à la fois.
La compagnie « Le talon rouge », créée en 2003 par Catherine Javaloyès, s’est donnée pour objectif de promouvoir et de défendre l’écriture contemporaine et les auteurs vivants. Ses actions s’articulent autour de spectacles, de lectures publiques et d’ateliers de pratique théatrale. Le spectacle présenté en Avignon cette année est une amorce de l’écriture d’un autre texte de Emmanuel Adely : « Mon amour », pour quatre personnages, que la compagnie projette de présenter l’an prochain au festival. « Nous aimerions regrouper les troupes alsaciennes, et les aider à venir ici, en soutenant les jeunes générations, pour que la région Alsace soit identifiée à un lieu et à une tranche horaire , explique Jean-Jacques Megel, chargé de production. Il est tellement intéressant de se frotter aux autres, et de montrer nos travaux à un plus large public de professionnels... »
Jean-Marie Renoir 30 07 2007

Pour tromper l'attente, elle écoute et fredonne en boucle la chanson " Mad about the boy..."