La traditionnelle marche des libérateurs, première étape des trois, jours de commémoration de la libération de Masevaux-Niederbruck, organisée vendredi par le ClubVosgian, a rassemblé 86 personnes, guidées par le président René Hirth. Parti en bus pour Ettueffont, le groupe comprenait entre autres quatre élèves du lycée parisien Janson de Sailly accompagnés par leur proviseur, et deux professeurs, et 25 élèves, le principal et les enseignants du collège Joseph Vogt. Ils ont suivi la marche mémorable des commandos de France et du 2ème bataillon de choc, pour rejoindre Masevaux par St Nicolas, la chapelle Ste Catherine, le Montori, et le chalet du verger communal du Gambaechlé. Les marcheurs sont venus se réchauffer à la maison de Noël, où les attendait le maire Laurent Lerch accompagné des trois derniers anciens libérateurs qui ont encore pu faire le déplacement, pour un moment de rencontre et d'échange autour d'un vin chaud et d'une brioche offerts par la municipalité. A 18h, devant le grand Père Noël nouvellement installé sur la place Clémenceau, les lycéens parisiens ont eu l'honneur de lancer les illuminations de la ville, saluées par un feu d'artifice. Les trompes du Ballon d'Alsace ont animé cette manifestation de quelques morceaux de leur répertoire pour donner à cette manifestation l'ambiance de fête qu'elle mérite.

 

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Les marcheurs ont fait halte à la chapelle du mont Bonnet

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Les lycéens parisiens étaient fiers de pousser le bouton d'allumage des illuminations

La troisième journée de commémoration a été marquée par oplusieurs évéénements.

Après la veillée silencieuse au carré militaire du cimetière, qui a réuni la population pour un moment de recueillement samedi soir, la clique cantonale des sapeurs pompiers a réveillé la cité en fanfare dimanche matin, pour convier les officiels, les sociétés, les visiteurs et la population à l'office religieux à l'église St Martin. Après la messe, un défilé a rejoint le cimetière, où la cérémonie du souvenir au carré militaire a été suivie par une foule nombreuse. Après les sonneries au drapeau, et le Chant des Partisans interprété par la musique municipale, le maire Laurent Lerch a invité les libérateurs à rallumer avec lui la flamme du soldat inconnu. Quatre gerbes ont ensuite été déposées, pour la ville, le Souvenir Français, le lycée Janson de Sailly, le 1er bataillon de choc, celles du 2ème choc et des commandos de France, ayant été déposées la veille au soir. Une minute de silence a été observée, suivie par la sonnerie aux morts. Le maire a repris l'hommage de la municipalité à Andrée Farny, qui a fleurit la tombe des libérateurs pendant 50 années avec dévouement, et dont la tombe se trouve à côté. Puis, menés par la clique des pompiers, la foule a rejoint en cortège la place des Alliés où la musique municipale a accompagné la chorale pour entonner la Marseillaise, reprise par toute l'assemblée. Après les sonneries d'usage, le corps des sapeurs pompiers a mené tout le monde vers la mairie pour les différents discours et le vin d'honneur.

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La dernière étape de ces trois jours a débuté à 16h30 à l'église, avec le concert de la Libération et de la Ste Cécile donné par l'orchestre d'harmonie de la musique municipale, avec le concours du choeur de la Doller. Les bancs n'étaient qu'à moitié occupés, probablement à cause de l'affluence au concert de la chorale de Sentheim, qui rendait hommage à Giefem. Néanmoins, la prestation grandiose inspirée par Shakespeare a prouvé que la l'orchestre d'harmonie est en constants progrès, comme l'a souligné le président Jacques Humbert dans son mot d'accueil : «  Merci à tous de venir partager avec nous le bonheur de la musique, a-t-il déclaré, cette musique qui rassure sur les valeurs de la civilisation en ces temps troublés... ». Une douzaine de morceaux étaient au programme, magnifiquement interprétés par les musiciens dirigés en première partie par Gabriel Steger : German, Bellini, Rota, Poulenc, Schubert, Prokofiev. Pour certaines pièces, ils accompagnaient les solistes Cécile Muller, Isabelle Kerdraon, Frédéric Steger et Jean Glantzmann, qui ont terminé sur un émouvant choeur a capella de German. La deuxième partie où les 28 choristes du choeur de la Doller ont pu montrer leur talent, était dirigée par François Humbert. Une salve d'applaudissements et un rappel ont salué ce concert de près de 2 heures.

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 JMR 27/11/16