Le conseil de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach réuni le 1er mars était principalement consacré au débat sur les orientations générales du budget pour l'exercice 2017.

 

Après un exposé sur la nouvelle organisation des compétences de la Communauté de Communes, les conseillers ont également approuvé à l'unanimité la modification des statuts par la mise en conformité avec la Loi NOTRe.

Le reste de la réunion était consacré à la présentation des orientations budgétaires, dont le rapport doit permettre aux élus locaux d’avoir une vision de l’environnement juridique et financier de la collectivité, mais aussi d’appréhender les différents éléments de contexte pesant sur la préparation budgétaire de l’année à venir. « Cette année 2017 est marquée par l’incertitude, conséquence de la baisse de la Dotation Globale d’Intercommunalité et de la hausse annoncée du FPIC (Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales). Pour ce dernier, il faut s’attendre non seulement à une très forte hausse mais qui ne nous sera annoncée qu’en juin 2017, après la date limite du vote du budget, avait précisé le président Laurent Lerch, en introduction de séance. C’est dans ce contexte plus qu’incertain que nous devons, envers et contre tout, préparer notre budget primitif... même si je suis tenté de vous proposer de ne pas le voter, ou de le voter en déséquilibre…après tout, l’Etat le fait chaque année ! Comme nous en avons pris l’habitude, je vous propose de laisser les commissions travailler, nous faire remonter les projets, tout en sachant qu’il nous faudra probablement procéder à des arbitrages conséquents... ».

Le ton était donné : il n'y a pas de baguette magique. La présentation du rapport d'orientations budgétaires a suscité de nombreuses interventions, débats et commentaires de la part des conseillers et quelques pistes de réflexion ont également été proposées, y compris celles pouvant mener à des décisions peu agréables. « Nous allons devoir nous poser des questions quant à l'avenir de notre communauté de communes et envisager des choix sans attendre que l'Etat n'impose ses directives a conclu Laurent Lerch. Il est frustrant pour les territoires ruraux considérés comme riches, d'être ponctionnés à ce point. Il faudra peut-être même songer à nous tourner vers nos voisins de Mulhouse, de Thann-Cernay, du Sundgau, voire du Territoire de Belfort... »... A la question d’un conseiller qui lui demandait comment mettre tout le monde d’accord, le président Laurent Lerch a répondu que, s’il n’avait pas de solutions toutes faites, il avait l’honneur et le plaisir de présider une assemblée de femmes et d’hommes qui se respectent et qui savent échanger dans un climat cordial et responsable, ce qui est déjà un très bon début…

JMR 04/03/17

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Que reste-t-il dans la tirelire de la com com?