Retraité depuis 1972, Albert Greiner est non seulement le doyen de Masevaux, mais celui des vallées de la Doller, du Soultzbach et du Bourbach ! Né à Mulhouse le 25 mai 1914, il a suivi sa scolarité jusqu’à 16 ans, avant d’entrer aux établissements Deck de Mulhouse-Dornach qui fabriquaient des machines textiles. En octobre 1935, il a été appelé au service militaire pour deux ans, puis a épousé Alice Chatillon, qui lui a donné quatre enfants. Incorporé de force dans l’armée allemande à l'automne 44, Albert a été envoyé sur le front de Hongrie où il a contracté le typhus, et a été évacué par la Croix-Rouge. De retour en Alsace en mai 1945, il est entré à la Société mulhousienne du gaz, où il a travaillé jusqu’à la retraite. En 1955, il s’est remarié avec Jeanne Tresch de Sewen, avec laquelle il est venu s’installer à Masevaux en 1994. Veuf un an plus tard, Albert est resté dans la vallée, où il s’est fait de nombreux amis. Il a intégré l’Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) Castel blanc de Masevaux en 2015, où il coule des jours paisibles, en ayant « encore la tête sur les épaules », comme il l’affirme lui-même. S’il ne fréquente pas beaucoup les activités proposées par les animatrices, il pratique tous les jours quelques exercices d'assouplissements, et ne se lasse pas d'admirer le paysage de la vallée, et les vaches dans le pré sur le coteau proche. Lundi soir il a trinqué joyeusement avec le maire Laurent Lerch et son adjointe Eliane Farny, le directeur Laurent Braesch, la cadre de santé Katia Bindler, et l'animatrice Caroline Poignant. Il a apprécié les cadeaux de la municipalité et de l'établissement, et a même entonné « Ein Prosit der Gemütlichkeit », avant de faire en Français et en Allemand, quelques déclarations plutôt bien pensées, qui ont amusé son auditoire du moment. En se présentant comme un copain de Mathusalem, il a déclaré entre autres que « La vieillesse est une maladie diluvienne... », «  J'ai beaucoup de choses à dire, mais ça ne vaut pas la peine, je préfère vider mon verre... », ou «  Quand on est libre et qu'on a le courage de le dire, on se sent mieux... ».

L’Alsace souhaite un bon anniversaire et encore de belles années à Albert Greiner, qui n’a pas manqué, avec son humour habituel, de donner à ses visiteurs, rendez-vous pour l’année prochaine.

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Albert Greiner n'a pas hésité à lever le verre avec la direction de l'Ehpad