Les parents d'élèves protestent grâce à plusieurs actions, contre la fermeture à Dolleren, d'une classe du RPI de la haute vallée.

A l'appel des délégués de parents d'élèves, une centaine d'enfants et de parents ont manifesté avec pancartes et banderoles mercredi matin devant l'école de Dolleren, contre la fermeture d'une classe de maternelle à Dolleren. Cette décision a été confirmée le 6 juin dernier, malgré l'intervention auprès de la directrice académique des services de l’Education Nationale, des maires des quatre communes de Dolleren, Oberbruck, Rimbach et Sewen regroupées au sein du RPI, qui perdrait cinq élèves sur 113. «  Malgré notre situation particulière en fond de vallée nous n'avons droit ni à un Rased ( réseau d'aide spécialisée pour enfants en difficulté), ni à un psychologue scolaire, argumente Peggy Varillon au nom des parents d'élèves. Avec la fermeture d'une classe, nous aurons des classes comprenant jusqu'à cinq niveaux avec des effectifs de plus de 25 élèves !... ». A cela s'ajoute le risque que certains parents protègent leurs enfants en les inscrivant à Masevaux, Niederbruck ou ailleurs, des emplois seront menacés dans les transports scolaires, les accompagnatrices et les aides maternelles, sans parler de la fuite des jeunes ménages... « Nous avons évoqué sans résultat l'article 15 de la loi «  Montagne » votée en décembre 2016, précise Jean-Marie Ehret, maire de Dolleren. Si le but est de supprimer des enseignants, et que nous nous retirons tous du RPI, l'inspection ne gagnera aucun poste... ». D'autres actions sont prévues, dont une pétition auprès des habitants, une lettre envoyée au sous-préfet pour lui demander d'appliquer cette loi « Montagne » dont bénéficient d'autres secteurs similaires, un rassemblement devant la salle polyvalente de Masevaux-Niederbruck pour une opération « escargot » vers le fond de vallée vendredi 16 à 17h, et l'accueil de l'inspectrice au conseil d'école le 20 juin prochain. « Personne n’a pris la peine de se déplacer pour venir constater la réalité du terrain, insistent les parents d'élèves. C’est derrière un bureau que sont prises les décisions concernant l’avenir de nos enfants, mais toujours dans le plus strict intérêt des élèves, nous assure t-on… ».

JMR 16/06/17

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