De nombreux jazzmenn ont été formés à la musique classique, et inversement, beaucoup de musiciens classiques se sont essayés au jazz. C'est ce qu'a expliqué Sylvie Brunner, en introduction au concert du Bewal Trio, samedi soir à la Grange Burcklé. Après un exposé succinct de cet étonnante revisite de morceaux connus de « grande musique » depuis le XIX ème siècle, elle a présenté le répertoire de ces musiciens en costume noir et cravate blanche. Ils ont interprété une vingtaine de pièces, qui débutaient par le thème principal, pour glisser rapidement vers un style jazzy plus ou moins rythmé, pour revenir au thème de départ . Ont défilé ainsi des extraits du Casse Noisette de Tchaïkovski, de la comédie lyrique « Thaïs » de Massenet, du prélude N°1 pour piano de Bach, du carnaval de St Saens pour les plus classiques. Ont également été évoqués Pizzola et son « Oblivion », Satie et ses Gymnopédies sa « Gnossienne N° 5 », Rodrigo et son «  Concierto de Aranjuez », « Le matin » de Grieg, etc... Tantôt en valse, tantôt en version bossa, modern ou free jazz, et même jazz-rock, les musiciens ont fait montre d'un talent éprouvé très applaudi, qui parfois semblait un peu trop technique pour du jazz expressif traditionnel. Le concert s'est terminé sur le très connu « Blue Rondo à la turk » de Dave Brubeck, construit sous la forme classique couplets-refrain influencée par Bartok, avec un rappel composé par Bernard Waldeck l'arrangeur du groupe, «  Made in Gershwin».

JMR 06/09/17

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