Après bien des voyages géographiques et intérieurs, Jackson Mackay est revenu à la Grange vendredi, dans un look inattendu qu'on ne lui connaît pas : il a troqué ses cheveux longs et son chapeau contre une coupe de cheveux courts, un costume sombre et une chemise blanche sans cravate, pour entamer son concert par une petite balade country des plus classiques. Accompagné aux percussions par son acolyte Bastiaan Sluis, hollandais tout-à-fait intégré, à la technique innovante, il a continué avec une reprise de l'Australien Lee Kernaghan «  People like us ». Le duo très complémentaire autant que complice, a égrené ensuite une vingtaine de ses compositions, en Anglais et en Français, aux titres évocateurs : «  So long, I'm on the road again », « Mary », « Un autre paradis », « Take me on down », « Suzie », « S'il n'y avait qu'un ciel », «  Je vole dans l'air »,« Sensation », «  A glance to the sky ». Avec une courte présentation de leurs inspirations, elles parlent de ses voyages, de ses amours, des rencontres, du temps qui passe, de l'avenir et ses espoirs. Si le look a changé, l'homme est resté le même, simple et décontracté, proche du public à qui il parle de sa vie comme à un copain, à qui il propose de chanter avec lui. Entre des balades en slow-rocks, de Pop en World ou en Reggae, accompagnées tantôt à la guitare sèche, tantôt à l'électrique, il a même mis en musique deux poèmes empruntés à des auteurs africains, « Il est des âmes qui rient » et « La pluie avait parlé », qui l'éloignent un temps de la Country. En rappel, les deux musiciens ont offert une courte balade inspirée de la musique des Appalaches «  Making my way », et une douce et nostalgique reprise de George Strait «  Troubadour », qui furent très applaudies.

JMR 19/09/17

P1070594