Originaire de l a vallée de la Doller, Philippe Sutter n'était à priori pas destiné à faire de grandes études, ni d'accéder à des postes de haut fonctionnaire d'Etat. Son parcours est malgré tout la preuve qu'un petit gars de la vallée qui en veut, peut suivre les traces de son compatriote Conrad Alexandre Gérard, premier ambassadeur de France aux Etats Unis en 1778.

Né à Mulhouse le 3 mai 1968, Philippe est le fils de Raymond Sutter, ancien adjoint au maire de Masevaux, et de Marguerite née Walgenwitz. Avec son frère Yves, il a fréquenté les bancs de l'école communale puis ceux du collège Conrad Alexandre Gérard de Masevaux, et enfin ceux du lycée Scheurer Kestner de Thann, jusqu'au bac B qu'il a obtienu en 86. Ses anciens camarades se souviennent de lui comme d'un élève studieux et peu enclin aux escapades d'adolescent. Encouragé par ses professeurs, il se destinait à l'enseignement, mais s'est finalement inscrit un peu par hasard au concours d'entrée à Sciences Po à Strasbourg, dont il est sorti major de la promotion René Cassin en 1989. Après trois années à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, il a passé les 25 années qui ont suivi, au sein du ministère de l'Europe et des Affaires Etrangères, où il a servi dans plusieurs domaines : parmi d'autres, conseiller politique à l'ambassade de France en Autriche, adjoint de l'ambassadeur de France à Belgrade ( Serbie), négociateur à l'Union Européenne et aux Nations Unies, coordinateur des positions du ministère à l'UE, l'OTAN et l'ONU, et sous directeur de l'action multilatérale au ministère des Armées. Pour couronner ce palmarès impressionnant, Philippe Sutter a pris ses fonctions de consul général de France à Vancouver (Canada) le 1er septembre dernier. Sa circonscription comprend la Colombie Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et les territoires du Nord-Est.

JMR 12/12/17

Sutter