L'Espace Claude Rich a du refuser du monde vendredi soir, lors du concert du groupe strasbourgeois Klezmhear. Ce quintet a repris à son compte la musique des juifs ashkénaze, empruntée à la tradition slave et tzigane, en y ajoutant une touche personnelle. Après avoir attendu patiemment les musiciens retardés par un embouteillage sur l'autoroute, les spectateurs ravis ont ainsi pu apprécier une quinzaine de morceaux tantôt traditionnels comme « Dancing with the rabbi », «  Goldene », «  A yiddish mame », ou « Misirlou » du film Pulp Fiction. Ils alternaient avec des compositions du groupe comme « Esther », « Balka » ou «  So long J.J. » que le clarinettiste et meneur du groupe Benjamin Mayer, a composé en hommage à son grand'père. Tous les titres reprenaient la trame traditionnelle du genre, en commençant lentement dans la mélancolie d'un dialogue violon-clarinette, pour accélérer brusquement dans des rythmes joyeux et dansant qui incitaient à taper du pied et dans les mains, et faisaient monter la température dans la salle. L'excellence du niveau musical et instrumental de Klezmhear a soulevé des applaudissements nourris qui ont gagné deux rappels de grands classiques : « Mazel Tov » et « Hava Naguila » dont le paroles sont revenues sur les lèvres de quelques spectateurs émus.

La prochaine rencontre culturelle est programmée le endredi 23 février avec le groupe Babüsk qui propose des chansons traditionnelles et compositions modernes pour chanter l'Alsace.

JMR 21/01/18

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