La chorale de Sentheim a donné samedi et dimanche derniers un magnifique concert autour du cinéma, des musiques de films et autres chansons qui évoquent le septième art.

Depuis le décès de leur directeur Jean-François Mattauer, les choristes de Sentheim n’avaient plus proposé de spectacle dans leur salle de l’AMOS, là où se déroulaient les inoubliables Santa Show. Le concert, donné à deux reprises lors du week-end dernier, sonnait donc comme une renaissance.
Sous la baguette du directeur Jean-Claude Iltis, les vingt-cinq choristes ont offert une prestation de grande qualité, en proposant des chansons qui évoquent le cinéma, comme « Toute la pluie tombe sur moi » pour le film « Butch Cassidy », « L’hymne à l’amour » en pensant au film « La môme » ou « Je n’aurai pas le temps » de Joe Dassin, qui apparaît dans le long métrage « Quand j’étais chanteur ». Certaines pièces étaient issues directement de bandes originales de films, comme le mythique air du film « 1492 » de Vangelis, ou la « Marche des gendarmes » qui évoquait Louis de Funès, remportant un franc succès.
Grâce à la directrice de l’école élémentaire Chantal Iltis, les enfants ont été brillamment associés au projet : une vingtaine de petits choristes ont interprété, avec les grands, des airs comme la chanson « Belle » de »Belle et Sébastien » ou « Histoire éternelle » de « La belle et la bête ». Les enfants ont tout chanté par cœur, avec un brio et une application qui faisaient honneur à leur formatrice, remportant un grand succès. Les chanteurs étaient soutenus au piano par leurs accompagnateurs Philippe De Faria et Mélanie Fimbel, qui se sont réunis à quatre mains pour jouer deux pièces. L’organiste Benoît Ruthmann a également été mis à contribution pour accompagner certaines chansons.
En fin de concert, la chanson « Quelque chose de Tennessee » de Johnny Hallyday a rendu hommage au chanteur disparu, tout en rappelant le film « Jean-Philippe ». A la suite des applaudissements très nourris pour saluer une prestation réussie, les choristes ont terminé le concert à leur façon, en chantant l’air «Weder a Mohl » de Jean-François Mattauer. Au-delà de l’hommage, il était particulièrement plaisant de voir les enfants chanter en Alsacien, pour inviter le public à une prochaine prestation.

JMR 27/04/18

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