Même si la Grange Burcklé n'était pas pleine, mercredi soir, elle s'est vite transformée en « Aminchie », le pays des amis de la musique festive. Avec ses airs de titi parisien, le chanteur-guitariste Vinz a raconté des histoires, sur des rythmes de swing, de valse ou de tango, en abordant toutes sortes de thèmes. Très bien accompagné par ses complices musiciens, il a offert au public une vingtaine de titres de sa composition, de Jojo l'accordéoniste aux doigts cousus d'or, Bric-à-brac sur le don d'organes, un Album photo avec des souvenirs d'enfance, une chanson d'amour T'es belle, un hommage à Gainsbourg avec un arrangement swingué du Poinçonneur des Lilas, suivid'une valse sur le bistrot lyonnais L'abreuvoir, à la clientèle hétéroclite. Comme la première partie, la deuxième a souvent incité les spectateurs à taper dans les mains pour accompagner cette musique vivante, qui parlait des immigrés italiens de New York, des gitans, du bal des trépassés, du vieux lion féroce et de la petite souris agile, un hommage à Brel avec un Amsterdam très jazzy, et pour finir, la Sorcière Eloïse. Sous une lumière bleue, le premier rappel pour lequel le batteur a échangé sa batterie pour une harpe, a raconté l'histoire de Pierrot sous la lune qui a le cœur gros. Les applaudissements nourris ont poussé le quartet à reprendre leurs instruments, pour Le tatoué était mon idole, et une reprise nostalgique de J'veux du soleil, chanté par le groupe Au p'tit bonheur en 1991, et scandé par la salle.

JMR 13/05/18

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