C'est un concert intimiste que la cinquantaine d'auditeurs à apprécié vendredi soir à la Grange Burcklé, sur le thème du violon, mais pas que. François Requet, violoniste de talent, a d'abord fait le tour des différents registres du violon de par le monde, en commençant par un extrait d'un concerto de Vivaldi. Puis, assurant également la partie percussions en actionnant d'un pied un cajon (caisse de résonance en bois), et de l'autre un bracelet de grelots, il a égrené des airs populaires irlandais, arabe, mexicain, klezmer, breton, indien, écossais ou old-time américain, souvent rhytmés par les mains de spectateurs. Un étonnant quadrille antillais teinté de rythme afro, un tango argentin, et une compo de jazz à la manière de Grappeli ou Lockwood, une tarentelle italienne, et une cadence de la marine britannique du 19ème ont complété la démonstration. Pour finir, le musicien a fait pleurer son instrument avec deux airs tziganes, les Yeux Noirs et les Deux guitares, que certains connaisseurs ont fredonné dans les gradins. Comme une suite logique, le groupe folk de « L'envolée » a entamé la deuxième partie avec des morceaux de sa composition, tirés de son premier album qui vient de sortir sous le titre «  Histoires vraies ». Les cinq musiciens qui habituellement animent des bals folk, interprètent tout un répertoire de morceaux à danser aux titres improbables, inspirés par les circonstances de leur création. Une quinzaine de musiques entraînantes ont ainsi défilé, passant du branle double à la scottish, de la mazurka à la gavotte, de la valse à cinq temps à la polka, de la bourrée à la chapelloise, qui ont démangé les mains et aussi les pieds de beaucoup de spectateurs. Pour finir, un cercle circassien endiablé a été très applaudi.

JMR 02/10/18

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