A peine une quarantaine de personne sont apprécié la prestation de Flo Zink à la Grange Burcklé samedi soir, pour son come-back dans sa région d'origine. Le spectacle s'est révélé agréable et vivant, où l'artiste multi-fonctions racontait sa vie et celle de ses contemporains avec tendresse, originalité et tolérance. Ses chansons à texte, sur un tempo souvent énergique, sont un appel à la vigilance vis à vis de la société, des autres et de soi-même. Avec une vingtaine de titres de son premier album, pour la plupart de sa écriture mise en musique par Frédéric Bobin, accompagnée à la guitare par David, Flo a abordé avec humour et franchise la vie de couple, les peurs, les SDF, le nucléaire, le féminisme, l'écologie, la déprime... et même une chanson en espagnol «  El sueno » le rêve. Quelques reprises aussi, dont le standard de jazz «  Sweet Georgia Brown » qu'elle a rythmé en dansant les claquettes, «  Les timides » de Brel et «  La bête immonde » de Fugain, et une lecture de quelques extraits humoristiques de Pierre Etaix. Le tout dans un vrai contact chaleureux avec le public, qui a eu droit à trois rappels « Only moi » sur une chanteuse égocentrique, un «  Petit papa Noël » revisité, et un nostalgique «  Nous, les vieux rêves » sur le temps qui passe, qui ont été longuement applaudis.

JMR 02/10/18

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