Depuis le temps qu'on en parlait, sur les directives de ma soeur Odile nous avons fini par nous retrouver les quatre chez moi, mardi matin 23 avril, avec Jacques et Pascal, pour prendre la route, direction le Jura. Nous avons quitté l'autoroute après Montbéliard pour rejoindre Pont-de-Roide et Saint-Hippolyte en remontant la vallée du Doubs, et accéder au plateau de Maîche, Le Russey et Morteau.

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Après plusieurs échecs pour trouver un restaurant ouvert, nous avons atterri à Montbenoît, capitale de la république folklorique libre du Saugeais, dans le Défilé d'Entre Roches. Comme nous ne sommes partis que pour quatre jours, les options touristiques seront réduites, et nous passons Pontarlier pour nous arrêter au bord du lac de Saint-Point.

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20190423_145053 Il fait bon, et une petite balade digestive au soleil nous invite à longer le bord de l'eau pendant qu'Odile, en train de piquer une petite sieste dans l'herbe, se fait attaquer par un cygne, qui venait juste de passer devant nous...

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La route nous mène jusqu'à Salins-les-Bains, ville natale de notre mère et de moi-même. Après quelques courses au super U du coin, nous rejoignons le gîte qu'a réservé Odile, au 78 rue de la Liberté, à 100 mètres du 34, presque en face de l'église Saint-Maurice.

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-Vieille maison un peu délabrée, comme la plupart des autres de la rue, où nous montons à la suite du propriétaire, un monumental escalier de pierre en colimaçon, dont les marches de 2,20 m s'enroulent sur trois étages.

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-Le logement est rudimentaire, grand mais spartiate, sans décorations et peu éclairé, mais nous n'y sommes que pour dormir... En ouvrant les volets puis les fenêtres, la « vue sur les jardins en terrasses » est décevante de négligence, autant que la cour pavée en contre-bas, où deux bergers blancs suisses tournent autour d'une vieille piscine en plastique abandonnée, et nous observent avec curiosité.

P111 379Balade tristounette en ville pour essayer de retrouver quelques souvenirs d'anciens commerces, au milieu des façades grises et des bâtiments en mauvais état.

P1110396-« Durant de nombreux siècles, Salins-les-Bains a été le poumon économique de la Franche-Comté grâce au sel. Aujourd'hui, la ville n'a pas les moyens, tout comme les propriétaires privés, d'entretenir son magnifique et abondant patrimoine. » précise un site touristique... Un apéro à la brasserie des Bains a du mal à nous consoler... Soirée pizzas-salade, puis Pascal nous projette sur un mur de crépi blanc, les films de notre enfance, tournés par notre père, qui font remonter une foule de souvenirs et de commentaires.

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Mercredi matin, Pascal levé le premier prépare le petit déj, puis nous montons chemin des Côteaux au cimetière sur la tombe de la famille Buchin, et passons devant le Rayon de Soleil, ancienne colonie de vacances qui comporte une chapelle, autrefois tenue par des bonnes sœurs, où nous avons « subi » quelques séjours les uns après les autres.

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 Arrêt à l'église Saint-Anatoile, ermite patron de Salins, construite d'abord au XIème, puis maintes fois restaurée dont la dernière fin XIXème. Depuis le parvis on a une vue sur la ville et ses deux forts, Saint André et Belin, la saline royale, le dôme de la chapelle Notre-Dame Libératrice,

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 et le « bahut », ancien monastère devenu le collège Victor Considérant, où j'ai fait ma deuxième 3ème comme interne en 1965/66.

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-Passage rue Charles Magnin, devant l'ancienne église Notre-Dame,

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et en face, la vieille porte en bois qui donne sur les jardins surplombant la maison de nos grands-parents.

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-Puis en route à travers le vignoble jurassien d'Arbois vers Poligny, autre berceau de la famille maternelle, où nous faisons une balade jusqu'à la collégiale Saint-Hippolyte du XVème siècle .

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-Détour par Le Fied et la maison familiale des Buchin, côté grand-mère Marie-Louise, puisque notre grand-père Octave s'appelait aussi Buchin, mais d'une branche différente (voir mon blog, «  hommage à ma mère »).

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-Une petite pluie s'installe quand nous approchons de Baume-les-Messieurs

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-, que nous traversons jusqu'au fond du vallon encaissé entre les falaises de calcaire, jusqu'aux grottes et aux cascades de tufs.

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-Repas au restaurant des Grottes, puis très courte balade pluvieuse. Retour par les reculées vers Arbois où nous visitons le musée de la vigne et du vin du Jura

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- l'église Saint Juste du XIIème, et la maison Pasteur

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. Les saucisses de Morteau et les haricots verts sont à moitié cuits que la bouteille de gaz déclare forfait. Il a fallu téléphoner au proprio et attendre qu'il veuille bien nous en apporter une nouvelle. En attendant que ça cuise, petite s&éance de taille de moustache.

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2ème soirée ciné, avec la suite des aventures de la tribu Renoir.

 

Jeudi, avant de prendre la route pour Nozeroy, nous faisons un saut sur la route de Saizenay, pour que je puisse prendre une photo du « nouveau » lycée climatique Considérant, que j'ai fréquenté jusqu'à la terminale et le bac en 69.

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-Montée par la Route des Sapins sur le plateau du Jura jusqu'à l'ancienne cité médiévale de Nozeroy, où, enfants, nous avions repéré un Buchin ( petite pomme en patois) sur une vieille tombe du cimetière, qui aurait pu être un noble ancêtre, va savoir...

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-Depuis la Tour de l'Horloge, balade dans les rues jusqu'aux ruines du château du XVème siècle, en cours de restauration par des bénévoles,

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-et la collégiale Saint-Antoine (1411).-

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En passant nous achetons des sandwichs dans un Atac, et nous nous arrêtons dans la forêt pour casser la croûte assis sur un tronc d'arbre.

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-Puis en route pour Villeneuve-d'Amont, le village du Haut-Doubs avant Pontarlier, où nous avons passé plusieurs mois de juillet en vacances avec nos parents, dans la ferme de la famille Clément. Ca fait pas mal d'années que personne n'y est retourné, mais nous tentons le coup de nous présenter à la porte de Joseph et Monique, qui ont une dizaine d'années de plus que nous. Ils nous reconnaissent et aussitôt les souvenirs affluent, les discussions s'emballent, nous avons droit un vacherin glacé avec un café ou un thé. Ils en ont profité pour appeler Christian Gros, un ancien pensionnaire de l'IME L'Eveil, établissement médico-social qui accueille des enfants âgés de 3 à 20 ans en situation de handicap mental ou de polyhandicap. « Le Christian » qui a mon âge, est arrivé au début des années 60, et nous l'avons retrouvé à chaque séjour chez les Clément.

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Depuis toutes ces années qu'il a vécu là comme homme-à-tout faire, il nous a tout de suite reconnus en disant notre patronyme, chose peut-être surprenante pour un handicapé mental, pas tant que ça, finalement...La pluie annoncée est là, mais nous partons tout de même pour une balade dans le village avec Jojo qui nous commente les changements survenus depuis les années 60/70, dont l'incendie de l'église l'an dernier.

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-Nous pensions acheter du comté au chalet, mais il ne rouvre qu'à 18h. Qu'à cela ne tienne, nous prenons congé avec force embrassades, et partons vers le Crouzet-Migette et Sainte-Anne, pour le Pont du Diable.

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-Construit en pierre au XIXème siècle, il a trois arches et culmine à 70 m au-dessus du ruisseau de Château-Renaud qui entame à cet endroit une cascade vertigineuse d'une trentaine de mètres. La clé de voûte de l'arche centrale est sculptée d'une tête représentant le diable(non visible, mais remplacé par un dessins sur la rembarde) en référence à la légende qui entoure ce pont. Il pleut toujours et nous regagnons la fruitière de Villeneuve pour faire provision de fromage. Après un plat de pâtes bolognaise nous terminons la série des films, pour finir la soirée avec un scrabble.

 

Vendredi matin, le ciel est couvert mais laisse passer de temps en temps un timide rayon de soleil. Nous longeons la Furieuse dans le val Saint Joseph, et filons vers le nord jusqu'à Quingey, où Pascal se souvient d'un brocanteur bien achalandé. Nous évitons Besançon pour rejoindre Nancray et le musée des maisons comtoises. Cet éco-musée de plein air fondé en 1988, compte 35 édifices ruraux des 17e, 18e et 19e siècles, typiques de toute la Franche-Comté : fermes, ateliers, four banal, chapelle…

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- Les bâtiments qui proviennent du Sundgau alsacien, du Territoire de Belfort, du Haut-Doubs, du Haut-Jura, des Vosges saonoises, de la Bresse jurassienne, des plaines et basses vallées du Doubs et de l'Ognon, et du vignoble, ont été démontés et remontés sur place.

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-Au cœur de ce lieu vivent également des espèces botaniques et animales préservées. Au bout de deux heures et demi de balade-découverte nous constatons que le restaurant du musée est fermé. Il est 14h passé quand nous reprenons la route, et finalement, faute de trouver un resto ouvert, nous nous installons dans un chemin forestier pour finir les restes de pain, de fromage et de chocolat emportés dans un sac, arrosés d'un petit coup de rouge. Par les routes de campagne nous rejoignons Pont-les-Moulins et Baume-les-Dames, et en remontant le Doubs nous reprenons avant Montbéliard, l'autoroute vers l'Alsace.