Le 4 janvier, après trois heures de route et d'attente à l'aéroport de Mulhouse-Bâle, et 3h30 de vol, nous atterrissons sur l'aéroport de Lanzarote, la plus à l'est des cinq îles des Canaries, où Annie et François nous ont proposé de partager leur appartement loué pour la semaine. Une voiture de location nous emmène à 20 km plus au nord sur la côte est, où nous nous installons à l'hôtel Oasis Lanz Club de Costa Teguise refait à neuf depuis leur dernier séjour. Après un petit tour en ville pour se dégourdir les jambes, bon repas au Pablo's restaurant, qui change du casse-dalle d'Easy Jet...

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Dimanche 5 janvier, après une bonne nuit pour récupérer du voyage, nous décidons de charger le petit déj pour sauter le repas de midi et profiter de la journée. Il fait beau avec quelques nuages et toujours un peu de vent (20°). En tee-shirt et bermuda nous parcourons le grand marché de Téguise, capitale de Lanzarote jusqu'en 1852, à 20 km au nord.

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La ville est fermée à la circulation à l'occasion du marché qui s'étend autour de l'église Notre Dame de Guadalupe. Beaucoup d'anglais, allemands et suisses mais peu de français, qui longent les stands d'articles pour touristes, souvenirs, artisanat local, buvettes et restos de tapas.

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C'est comme à Leclerc, les femmes achètent, et nous portons les courses...

Nous montons en voiture jusqu'au château Santa Barbara qui surplombe la ville, consacré au musée de la piraterie, avec maquettes de la vieille ville et de bateaux, panneaux historiques explicatifs, peintures et portraits de pirates imaginaires sur les murs...

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Sous un ciel qui se couvre, nous prenons la direction des terres entre les champs de lave et les vignes entourées de murets, vers San Bartolomé et le Museo del Campesino. Cette maison-musée de l’agriculteur est un parcours à travers l’architecture, l’agriculture, l’artisanat et la gastronomie traditionnelle, qui est complétée par le Monument de la Fécondité.

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Cette œuvre avant-gardiste de l'artiste local César Manrique rend un hommage particulier à l’effort des agriculteurs de Lanzarote, qui ont affronté les conditions les plus difficiles pour donner vie au territoire.

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P1120948 Le chemin du retour nous fait traverser un paysage aride de sables de laves, lunaire et volcanique, parsemé de lichens, de cactus, et de pieds de vignes entourés de murets en pierres de lave.

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Dans les villages et autour des maison blanches aux volets et portes verts, qui rappellent l'Afrique du Nord, des agaves, des palmiers et des Araucarias (pin du Chili). De retour à l'hôtel vers 16h, nous partageons un goûter fait des achats du marché avec un thé. Pendant que les filles vont se défouler à la salle de gym, nous faisons une balade le long de la côte, avant de nous retrouver pour un repas de tapas à la Casa de Felix.

 

Lundi 6, Direction l'ouest vers Tinajo. Arrêt à Tiagua au musée agricole El Patio.

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Cette ferme-écomusée est aménagée dans une des plus anciennes et des plus étendues exploitations agricoles (finca de 1845) de Lanzarote où travaillaient 20 paysans avec plus de 15 dromadaires. La visite de deux heures permet de découvrir deux moulins à vent, un four à pain, une citerne, un chai, des champs et des vignes, une distillerie, une basse-cour, un jardin de cactus, une maison de maître, et des logements pour le contre-maître et les ouvriers agricoles, ainsi qu'une chapelle.

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Ils ont débranché les haut-parleurs, et en plus, ça n'enregistre qu'en Espagnol...

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Dans une cour une chèvre naine surveille la sieste d'un coq et d'un dromadaire ( ... c'est une drôle de position, mais il est bien vivant...).

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A l'horizon, les volcans et l'océan.

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Dégustation de vin du pays dans l'ancienne salle à manger collective.

Cet héritage d’une grande valeur patrimoniale, témoin de la vie d'autrefois sur l'île, nous replonge dans le passé agricole, architectural et culturel traditionnel de l’île de Lanzarote. A la sortie du village, la chapelle de Notre-Dame du Perpétuel Secours (Ermita de Nuestra Señora del Socorro), construite en 1612. Tous les bâtiments de l'île, église comprises, semblent de construction récente, tant ils sont entretenus et reblanchis régulièrement.

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En prenant vers le sud, nous traversons le parc des volcans et ses champs de lave noire pour rejoindre Playa Blanca à la pointe sud de l'île. Balade le long de la côte où fleurissent les boutiques à touristes.

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La rue principale descend jusqu'à la mer, comme la Canebière...

Quelques gouttes nous surprennent en retournant vers le parking. Nous remontons par les collines de Femes puis arrêt à Puerto Calero, petit port de plaisance. Rentrés par l'autoroute de Tias et Arrecife. Resto de tapas au El Galeon.

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L'ancien et le moderne...

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7 janvier : En remontant vers le nord nous longeons la côte depuis Arrieta, jusqu'au village d'Haria.

vrac 235Sur un rond-point à l'entrée d'Arrieta, encore une sculpture de Manrique.

Un tunnel volcanique unique de plus de 6 km de long a été formé par l'activité éruptive du volcan de la Corona qui remonte entre 3000 à 5000 ans. Il s'étend entre le cône volcanique et l'océan, et est constitué d'une série de cavernes.

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A l'entrée de Jameos del Agua, un émnorme crabe, oeuvre de Manrique...

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En amont, la Cueva de los Verdes permet une visite souterraine de plus d'un kilomètre et en aval, les Jameos del Agua sont accessibles dans un site aménagé par César Manrique.

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DSCN5298Sur les rochers, dans l'eau près du bord, des centaines de minuscules crabes albinos d'à peine 1cm de long.

 

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Dans cette dernière une surprenante piscine blanche est entourée de palmiers.

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À l'extrémité ouest du Jameo Grande, une salle de concert d'une capacité de 600 places à l'acoustique excellente, a été aménagée sous la voûte volcanique. Un escalier en zig-zag conduit le visiteur aux terrasses offrant une vue panoramique et à la Casa de los Volcanes, centre scientifique destiné à l'étude de la volcanologiea. Plusieurs salles reprennent différents thèmes à propos des volcans.

Puis en longeant la côte nous arrivons à Orzola, petit port à la pointe nord de l'île de Lanzarote.

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Pour rejoindre le Mirador del Rio, nous devons suivre des petites routes de montagne, avec arrêt à Lanzaloe Park et visite de la plantation d'aloe vera.

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Des champs d'aloé vera à perte de vue entre volcans et océan.

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C'est un centre de production de la plante et de fabrication de produits cosmétiques qu'on ne visite pas, on fait juste une belle balade parmi les champs d'aloe vera à perte de vue entre volcans et océan. La montée jusqu'au Mirador del Rio à 479m au dessus de l'océan, nous mène au point de vue face à l'île de La Grasiosa.

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Retour par Haria surplombée par l'observatoire des Penas del Chache, le plus haut sommet de l'île avec 670 m. Arrêt à l'église du hameau de Ye, entourée de hauts palmiers.

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Bifurcation à gauche vers Arrieta et arrêt au Jardin de Cactus, un parc situé dans l'ancienne carrière (rofera) de Guatiza sur la commune de Teguise. Ce fut la dernière des grandes interventions de César Manrique à Lanzarote.

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Tiens, des gros oursins... Et si c'était des oeufs d'alienérison? Et qu'ils éclosent d'un seul coup???

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Encore deux oeuvres originales de Manrique pour signaler les toilettes du jardin...

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Entouré de la plus grande plantation de figuiers de l’île, consacrée à la culture de la cochenille, produit qui a connu une grande relance économique dans la Lanzarote du XIXe siècle, le jardin de Cactus accueille autour de 4500 spécimens de 450 espèces différentes, regroupées en 13 familles de cactus venus des cinq continents. Il est surveillé par l’un des derniers moulins à vent restés debout sur l’île, où l'on moulait du maïs au début du XIXe siècle. De retour à Costa Teguise, les filles vont à la salle de gym pendant que les gars cherchent un distribanque gratuit : peine perdue, tous taxent les retraits de 2 €...

 

8 janvier : Retour vers l'ouest et le parc national de Timanfaya que nous avons traversé le lundi, pour prendre un ticket d'entrée aux Montagnes du Feu.

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Le diable de Timanfaya et sa fourche à cinq pointes, issu de la légende du 18ème siècle liée aux éruptions volcaniques.

Nous apprenons que L'île de Lanzarote (environ 845 km2) est recouverte aux trois quarts avec de la lave produite par plus de trois cents cratères appartenant à cent volcans. La majorité des grosses éruptions ont eu lieu entre 1730 et 1736 et ont recouvert environ 167 km2 de Lanzarote. Au regard de la quantité de lave rejetée et de la durée de ces éruptions, celles-ci figurent parmi les plus importantes de l'histoire du volcanisme. En parallèle, elles furent accompagnées de nombreux séismes sous-marins. Nous faisons en bus le tour commenté d'une heure, qui suit une petite route sillonnant une plaine de lave entre quelques 32 cônes volcaniques et les petites cheminées de lave, qui recouvrent l'ancienne plaine très fertile. Nous apercevons au loin les caravanes de dromadaires qui emmènent les touristes en balade.

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En prenant vers l'ouest, par Yaiza nous rejoignons sur la côte, le petit port d'El Golfo,

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puis les salines de Janubio, et faisons une halte à Los Hervideros (les sources bouillonnantes). Le site est constitué d'une coulée de lave datant des éruptions du 18ème siècle atteignant l'océan, qui a constitué un univers chaotique de laves pétrifiées.

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L'océan s'engouffre avec fracas dans une petite baie au fond de laquelle se trouvent deux grottes voûtées séparées par un pilier naturel. Quelques sentiers parcourent l'endroit et un escalier permet d'accéder à un balcon offrant une vue saisissante sur les éléments déchaînés. A l'horizon vers la Montaña Bermeja, on aperçoit le Pico Redondo et les autres volcans aux couleurs rougeâtres. Retour par San Bartolomé et sa place où se côtoient l'église Saint-Barthélemy ( fin 18ème) malheureusement fermée, le théatre municipal, et la demeure des Perdomo.

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En rentrant à l'hôtel, une aigrette nous attend sur le mur du parking. Après quelques courses au Spar du coin et au marché artisanal, nous rentrons pour un casse-croûte.

 

9 janvier : En longeant la côte vers le sud pour la capitale Arrecife, nous croisons l'épave d'un navire abandonnée le long de la grève.

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Stationnement derrière le port de pêche où les pigeons disputent aux poissons des morceaux de pain lancés par les passants. Pendant que les filles font les boutiques nous prenons la digue qui mène sur la petite île avancée de Islote Fermina, jusqu'au château San Gabriel construit à la fin du 16ème siècle, pour se protéger des attaques des pirates qui venaient piller les entrepôts pour le commerce avec le nouveau monde.

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Retour à terre pour une balade sur le front de mer où les anciens se livrent à des jeux de cartes et de dominos animés. A fond d'une ruelle, l'église San Gines.

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Les araucarias, varuété de pin du Chili, que l'on trouve sur toutes les places des villes et des villages.

Nous remontons vers Tahiche et la Fondation César Manrique, située dans la maison-atelier que l'artiste a fait construire à son retour de New-York en 1968, au milieu d’une coulée de lave provoquée par les grandes éruptions de1730/36.

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La sculpture mobile " l'énergie de la pyramide" trône devant l'entrée de la propriété.

 

Elle s’étend sur 3 000 mètres carrés dans une propriété de 3 ha, en combinant le bâtiment et la nature grâce à la fusion entre le volcan et l’architecture. L’étage supérieur s’inspire de l’architecture traditionnelle de Lanzarote à laquelle l’artiste a incorporé des éléments fonctionnels de conception moderne.

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Au niveau inférieur, il a profité de l’existence de cinq bulles volcaniques naturelles reliées à travers des tunnels creusés dans la lave. Elles constituent un lieu habitable qui est aussi surprenant que singulier. On peut également visiter la piscine, la petite piste de danse, le four, le barbecue… tout cela au milieu d’une abondante végétation et d’un basalte omniprésent. Le dernier espace, en se dirigeant vers la sortie, est l’ancien studio du peintre qui a été reconverti en salle d’exposition de sa peinture.

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Les jardins qui entourent la demeure présentent des contrastes fascinants entre l’inorganique, la noirceur de la lave, la cendre volcanique et les « socos » (murets coupe-vent) garnis d’arbres fruitiers et d’autres plantes. Ces murets de pierres de lave, de 0,50 à 1m de haut, parcourent tout le paysage de l'île sur des milliers de km, ce qui dopit représenter une somme de travail phénoménale. De retour à Costa Téguise, balade au soleil le long de la côte, boutiques, bain de pieds.

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10 janvier : Il a plu dans la nuit et le ciel est couvert avec beaucoup de vent. Nous allons une dernière fois par Teguise où nous nous arrêtons devant un propriété peuplée de sculptures naïves, de statues blanches et d'objets hétéroclites.

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Les nuages se dispersent lentement et nous poursuivons vers la côte ouest et la Caleta de Farmara, un des berceaux du surf à Lanzarote. En traversant une immense plage de poudre de lave grise, nous rejoignons les surfeurs qui profitent des vagues poussées par les rafales de vent.

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Nous longeons la côte vers le sud et atteignons Caleta Caballo et le petit port peu touristique de La Santa et ses bateaux de pêche artisanale.

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D'ailleurs l'un d'eux rentre de tournée en slalomant entre les vagues, avec à son bord quelques poissons inconnus de nous, pêchés pour la consommation locale. Retour par Tinajo et la Mancha Blanca, avec arrêt à la chapelle et le sanctuaire Notre Dame des Douleurs.

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L'église a été construite en 1780 devant la Montana Tinache, par les habitants de Tinajo, en remerciement pour l'arrêt d'une coulée de lave aux portes du village. À nouveau, en 1824, à la suite d'une procession dédiée à la Vierge ( Notre Dame des Volcans), une éruption s'est terminée en épargnant le village de Tinajo, et une croix de bois marque toujours cet endroit. Depuis, la Virgin de Los Dolores est devenue la sainte patronne de Lanzarote. Ne trouvant pas de places libres sur les parkings du port très touristique de Puerto Del Carmen, nous rentrons à Costa Deguise pour une dernière balade le long de la côte et quelques courses.

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11 janvier : Comme nous devons libérer l'appartement avant midi, au petit déj de l'hôtel, comme beaucoup d'autres vacanciers, nous en profitons pour faire quelques réserves de gâteaux et préparer un petit sandwich. Les valises dans la voiture, nous refaisons un tour en ville histoire de trouver quelques bricoles-souvenirs pour les petits-enfants, puis direction l'aéroport, restitution de la voiture et décollage à 17h. Retour frisquet à la maison juste avant minuit.