Le blog de Jean-Marie Renoir

Nouvelles locales vallée Doller-Soultzbach (68). Indianisme. Souvenirs d'enfance. Théâtre. Voyages.

15 juillet 2009

Portrait de bénévole: Christian Koenig.

Christian Koenig, régisseur en titre de la Grange Burcklé.

Déjà à l'âge de 14ans, Christian Koenig s'est essayé au lumières, pour un spectacle de Noël de l'école de Dolleren. Plus tard, il a assuré les sons et lumières du Waschpa Folk d'Armand Laurent, puis au Théatre de la Paille de Bourbach-le-Haut, et depuis 9 ans, à la Grange Burcklé.

A quoi correspond votre mission de régisseur?

Depuis 2002, je m'occupe de la régie lumière et son pour les représentations du Théatre de la Ruchêne, la troupe qui gère la Grange Burcklé. Au début, avec mon collègue Jean-Marc, nous travaillions avec du matériel emprunté à la Fédération Départementale du Théatre Amateur , qui était souvent ancien et peu fonctionnel. En plus, je participe souvent à la construction des décors, mais je ne suis jamais monté sur scène, bien que j'aie dansé 20 ans au Waschpa Folk.

Quel est votre meilleur souvenir?

Le jour où Armand Laurent nous a pris officiellement comme régisseurs attitrés de la Grange, et que nous avons utilisé du matériel neuf , mis à disposition de la Grange par le Centre de Ressources des Vosges du Sud et la Ruchêne. C'était pour le «  Dindon » de Feydeau, monté et joué par la troupe de la Ruchêne.

Et le plus mauvais?

Tous les automnes, quand la saison est finie, qu'on range tout, et que je me retrouve seul chez moi les

vendredi et samedi soirs...Techniquement, nous n'avons pas eu de gros problèmes. La seule panne sérieuse est survenue un soir où l'ancien maire de Masevaux était présent: la tension du réseau électrique a baissé jusqu'à la panne. Bien sûr, la représentation a dû être interrompue, et le public est resté plongé dans le noir pendant 5 bonnes minutes, avant que tout redémarre.

Une galère? Un jour sans fin?

Chaque fois qu'on doit finir les programmes pour les jeux de lumières, juste avant la première: les comédiens ne sont jamais prêts, il manque toujours une semaine de répétitions...Je suis ici 120 soirées dans l'année, d'avril à octobre, après mon travail. Entre les décors, les répétitions, la mise en place des lumières et le calage du son, je suis présent à toutes les représentations , que le spectacle soit une production Ruchêne, ou invité. Mais je ne me plains pas.

Et si un chèque de 10 000 € vous tombait du ciel?

Si les services techniques de la ville, nos voisins, voulaient bien libérer le local mitoyen où ils rangent leurs tondeuses et leurs tracteurs, nous en profiterions pour installer un accueil du public digne de ce nom, avec des toilettes indépendantes, et on agrandirait notre coin détente-repas, qui est trop exigu quand la troupe invitée est importante.

Jean-Marie Renoir  04 07 2009

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04 juillet 2009

Portrait de bénévole: Aurore Prax

   Aurore est la jeune secrétaire de l'Association des Commerçants et Artisans de Masevaux et Environs.

Après un BTS d'assistante de direction, Aurore Prax a travaillé quelques années à la mairie de Masevaux comme adjointe administrative. Attirée par le commerce, elle a ouvert une papeterie en 2005 «  Espace Buro », et a rejoint les rangs de l'Association des Commerçants deux ans plus tard.

 

Quel est votre rôle au sein de l'association?

A peine arrivée dans l'association, et compte tenu de ma formation, j'ai accepté le poste de secrétaire en octobre 2007. Comme toute secrétaire d'association, je sers de lien entre les membres: organisation des réunions du comité, rédaction des compte-rendus, information des 60 membres pour les manifestations et animations, demandes de subventions, édition des chèques-cadeaux, etc... Le courrier est une grosse part de mon travail, et j'essaie d'en faire le maximum par internet.

 

Quel est votre meilleur souvenir?

Je suis la plus jeune dans l'association, et je n'y suis pas depuis longtemps. Pourtant, je peux dire que la fête de la citrouille 2008 a été une belle réussite: on ne savait pas trop où on allait, on a eu beaucoup de travail, mais tout a bien marché, la rue piétonne était noire de monde, tout le monde a suivi et l'opération sera renouvelée.

 

Avez-vous déjà un mauvais souvenir?

Personnellement, non. Mais les membres plus anciens déplorent l'attitude de certains exposants au marché aux puces: nous nous faisons souvent agresser verbalement par des gens pressés, ou mécontents de leur emplacement. L'organisation d'un marché aux puces n'est pas si simple. Je prends les inscriptions depuis cette année, et il est difficile de contenter tout le monde. De plus, les camelots profitent de cette manifestation à moindre coût pour eux et sont exigeants pour avoir une bonne place. Le jour même, il n'est pas rare que le ton monte entre les professionnels (ou les particuliers) et les membres de l'association qui les placent. Il y a toujours des petits problèmes d'organisation et les impatients râlent facilement...

 

Quel a été le jour le plus long?

Il y a eu plus qu'un jour, plutôt deux mois de préparation de la fête de la citrouille, pendant lesquels j'ai un peu négligé mon commerce. Et les deux jours de la fête nous ont beaucoup occupés. Par exemple, nous avions prévu des ateliers de bricolage pour les enfants. Ils ont si bien marché que le matériel est venu à manquer, et que quatre ou cinq d'entre nous a passé du temps dans mon magasin à préparer du matériel, découper du papier, tailler des crayons...

 

Que feriez-vous d'un don de 10 000 €?

Nous ferions profiter la clientèle de ces 10 000 € sous forme de lots lors d'une manifestation ou de chèques cadeaux. En cette époque de "crise" les temps sont durs pour les commerces de proximité, mais il faut savoir attirer la clientèle chez nous et la garder. Un petit geste est toujours apprécié. Nous avons constaté cet engouement lors de la Fête des Mères où nous avons organisé pour la première fois une tombola où l'on pouvait gagner des repas.

Propos recueillis par Jean-Marie Renoir.  16 06 2009.

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16 mai 2009

Portrait de bénévole: Julien Munsch.

En 2006, trois copains de la vallée de la Doller se sont mis en tête d'organiser une animation pour rassembler les habitants. Ils n'avaient pas d'idée précise, si ce n'est de défendre et partager leurs valeurs sur la protection de l'environnement, le décroissance, l'économie agricole bio, les droits de l'Homme, l'éducation...et d'allier ces thèmes à leur amour pour la musique. Ainsi est né le collectif " Festi-débat", qui compte actuellement 12 membres qui se réunissent tous les quinze jours.

Julien Munsch, quel est votre rôle au sein du collectif?
Au départ, j'étais permanent au Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne du Haut-Rhin. En montant le collectif " Festi-Débat" en association avec la MJC de Sewen, j'ai pu concilier mon travail avec ma vie privée. Depuis trois ans, je m'occupe de l'animation, du budget, et collabore à l'organisation générale.

Comment ont été vos débuts?
Pour la première édition du Festi-Débat, en 2007, on ne savait pas trop où on allait. Et ça a marché, on a reçu 300 personnes. On s'est rendu compte qu'il y avait un potentiel à exploiter, et qu'il fallait continuer dans ce sens.

Avez-vous eu des jours difficiles, des vraies galères?
Il est toujours difficile de trouver des financements et des partenaires, surtout en ce moment. Au début, nous avons eu du mal à défendre notre projet: les gens ont souvent un idée préconçue sur les jeunes. Beaucoup se méfient d'un projet monté par des jeunes, surtout les élus. Ils ont du mal à faire confiance, ils ont peur que ça ne tienne pas la route.

Cela n'a pas dû être facile tous les jours?
Finalement, on ne s'en est pas trop mal tiré dans l'ensemble, sauf l'an dernier avec la sono. Tout décider en collectif, c'est souvent difficile, c'est un poids lourd à gérer. Et malgré tout c'est important. Pour cette fameuse sono du concert 2008, nous avions décidé d'utiliser les services du technicien le moins cher. Malheureusement, il n'était pas à la hauteur, c'était dommage pour le concert, et aussi pour les groupes et les spectateurs...

Et s'il vous tombait du ciel un chèque de 10 000 €?
Nous n'avons pas de projet de dépense précis, ni de bâtiment à entretenir ou de matériel à acheter. Nous fonctionnons à 70% sur des subventions, même si elles ne sont pas toujours faciles à obtenir.L'entrée du concert à 2€, c'est un choix que nous avons fait, mais qui ne fait pas rentrer beaucoup d'argent dans les caisses. Les trois gros budgets du Festi-Débat consistent à payer les groupes, la sono, et la communication. Un don de cette importance nous ferait une réserve au cas où on ne trouve pas assez de sponsors, ou nous pourrions faire venir des groupes plus connus, ou même reverser une partie à des associations d'aide au développement, comme celles que nous invitons d'habitude au Festi-Débat...

Propos recueillis par Jean-Marie Renoir  24 04 2009

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25 avril 2009

Portrait de bénévole: Fabien Trommenschlager.

Des pommes, des poires, et...des arbres.

 

Il y a neuf ans, il a hérité un pré de sa grand'mère. Il n'avait pas de bêtes à y mettre, mais les arbres l'attiraient depuis longtemps. Fabien Trommenschlager a donc décidé d'y planter une dizaine de fruitiers. L'année suivante, il a fallu les tailler, et il a demandé à Henri Weiss, moniteur à l'Association des Arboriculteurs de la Vallée de la Doller, de soigner ses arbres. Il a appris à cette occasion que c'était son propre arrière-grand-père qui avait formé le moniteur. Les arbres taillés, Mr Weiss a poussé Fabien à entrer dans l'association, qui compte actuellement 150 membres.

-Quel est votre rôle au sein de l'association?

Je suis moniteur arboricole depuis 2003, et j'ai rejoint les 5 autres moniteurs de l'association. Nous dispensons à deux, des cours de taille, 5 pratiques et un théorique dans l'année. Nous intervenons dans des vergers privés, aussi bien que dans des vergers école, ou conservatoires. Les cours sont ouverts aux membres cotisants, et aux postulants qui généralement deviennent membres rapidement.

 

-Quel est votre meilleur souvenir?

Le jour de la remise du  diplôme en 2003. J'ai suivi deux ans de formation de moniteur arboricole  avec deux autres arboriculteurs de l'association. A 25 ans, j'étais le plus jeune diplômé  parmi une quarantaine de candidats, en majorité des retraités.

 

-Avez-vous un  souvenir triste?

Après la plantation des arbres sur mon nouveau verger, je n'avais pas protégé les troncs. En arrivant  un matin j'ai découvert que les chevreuils avaient écorcé la moitié de mes arbres en frottant leurs bois contre les troncs, pour se débarrasser des velours...

 

-Avez-vous connu une galère, ou une journée particulièrement longue?

Le jour de l'examen de moniteur a été assez long: nous avions trois heures pour tailler un arbre en haute tige, avec un moniteur-examinateur au pied de chaque arbre tout le temps de l'exercice. Plus une taille de haie fruitière, et une interrogation orale sur les maladies et les insectes nuisibles.

 

-Que feriez-vous d'un don de 10 000 €?

Comme tous les arboriculteurs, j'ai le souci du maintient des vergers et des variétés de fruits pour les générations futures. Avec un tel don, j'offrirais  un arbre fruitier à chaque nouvel arrivant qui viendrait s'installer dans la vallée. A l'heure de l'uniformisation par la mondialisation alimentaire, il est important pour l'avenir de conserver nos arbres et nos variétés fruitières.

 

Propos recueillis par Jean-Marie Renoir   23 04 2009

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28 mars 2009

Christian Kawsny: les boules pour le plaisir.

Déjà tout gamin, Christian Kwasny suivait son père, pétanquiste émérite, sur les concours. Il faut dire que son modèle avait participé deux fois aux championnats de France , et était arbitre officiel. Le jeune joueur avait donc été à bonne école, jusqu'à ce qu'il se mette à jouer en fédération à la «  Boule d'or » à Mulhouse, il y a 25 ans. Et quand en août 2003, il a participé au concours organisé par les pompiers de Masevaux, sur la place des Alliés recouverte de sable, il a eu l'idée de créer un club à Masevaux, avec son coéquipier Thierry Hassenforder.

-Vous êtes donc le président de la «  Pétanque de la Doller »?

Oui, mais un président multi-casquettes: je m'occupe aussi bien de la gestion des membres , de l'organisation des concours, que de monter le chapiteau, ou d' activer la tireuse à bière... Le club, qui est en corporation depuis l'an dernier, est passé de 7 licenciés à 21 cette année, dont 3 femmes. Le plus jeune a 13 ans, et le plus âgé 77 ans.

-Que des bons souvenirs?

Presque, en particulier la triangulaire organisée en 2008 entre Pulversheim, Richwiller et Masevaux.

Il y avait plus de 100 participants, le temps était magnifique, et le couscous excellent. Comme il n'y avait pas d'enjeu d'argent, l'ambiance était bon enfant, tout à fait conviviale.

-Alors pas de mauvais souvenir? 

Si,  lors du premier concours que nous avons organisé le 1er mai 2004, au stade de Masevaux. La météo était splendide, il faisait 30°, nous avions travaillé le vendredi à monter le chapiteau, tracé le terrain, préparé les garnitures, le bar à bière , nous avions acheté les merguez, les côtelettes et les boissons pour une centaine de personnes. Nous avons eu 8 doublettes inscrites, donc 16 participants. L'équipe était plutôt déçue...

-Et le jour le plus long?

En août 2007 il a fait 3 semaines de forte chaleur avant que nous préparions le concours. Le samedi midi tout était prêt pour les 48 doublettes inscrites qui devaient démarrer à 14h. Une demi-heure avant, un orage s'est abattu sur la vallée et tout le monde s'est réfugié sous le chapiteau, en regardant l'eau monter sur le terrain. On s'est dit que c'était foutu, il y avait 10cm d'eau sur les pistes de boules. L'orage est rapidement passé, les jeux ont pu commencer, mais 3 autres averses ont suivi, et à chaque fois les joueurs attendaient sous la toile que le niveau de l'eau redescende. Vers 18h, ça s'est enfin calmé, et on a pu terminer le concours...

- Et si vous receviez un don de 10 000 €?

Je couvrirais le terrain de pétanque qui fait 27m sur 15m, avec un abri genre bulle plastique, comme sur les courts de tennis. Nous pourrions ainsi jouer par mauvais temps, ou même en hiver...

Propos recueillis par Jean-Marie Renoir  24 03 2009

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21 mars 2009

Patrick Freppel, amuseur public, et artisan du carnaval des enfants de Masevaux.


S'il aime la fête et la rigolade, c'est qu'il a depuis toujours une âme de pitre. Déjà en classe, Patrick Freppel n'était pas le dernier à faire le clown, ce qui l'a conduit à devenir un animateur jovial à la bonne humeur communicative, doublé d'un organisateur efficace et inventif. Il fait partie entre autres, du Théatre Alsacien de Mulhouse, de la Confrérie du Schweissdissi, des Lustiga Wetzknuba, et a animé la première fête de la citrouille pour l'association des commerçants de Masevaux. En renouant avec sa vallée d'origine en mariant une fille de Masevaux , il a intégré en 2004 le comité de l'Association de Gestion de la Salle Polyvalente.

-Quel est votre rôle au sein de l'AGSP?

J'ai eu envie, en entrant dans le comité, de prendre en main le carnaval des enfants, qui n'était jusque là qu'une joyeuse débandade improvisée, pour en faire une cavalcade digne de ce nom, avec un concours de travestis. La quatrième édition qui vient d'avoir lieu, a eu encore plus de succès que celle de l'an dernier, et l'édition 2010 promet encore d'autres réjouissances.

-Quel est votre meilleur souvenir?

Nous avions organisé en novembre 2007, avec les Lustiga Wetzknuba, une soirée alsacienne pour financer le carnaval 2008. Nous étions déjà très heureux d'avoir donné un moment de bonheur aux spectateurs, pour leur permettre d'oublier leurs tracas quotidiens. Mais en fin de soirée, le public était tellement enthousiaste, qu'il a réclamé la promesse d'autres soirées de ce genre. En septembre prochain, nous organiserons la troisième édition.

-Est-il possible que vous ayez un mauvais souvenir?

Le premier carnaval que j'organisais en 2006 avait nécessité plusieurs mois de préparation. Il a beaucoup neigé dans la semaine, et la cavalcade a été annulée au dernier moment pour raisons de sécurité dûes à la météo... De même que celle de Mulhouse, d'ailleurs.

-Quel a été votre jour le plus long?

C'était une semaine marathon: j'ai été impliqué pendant douze ans dans le carnaval de Bâle jusqu'en 95. Cette même année je jouais pour la pemière fois au  Herre-n-Owa. J'étais à Bâle le lundi, mardi et mercredi, je suis rentré faire le Herre-n-Owa le mercredi soir, et retourné en Suisse jeudi matin pour 7h. Puis j'ai repris le spectacle au TAM vendredi et samedi...

-Et si on vous donnait un chèque de 10 000 €?

J'ai un tas d'idées pour agrémenter et développer le carnaval des enfants: d'abord j'achèterais un chassis pour fabriquer un char. Je l'imagine à étages, avec un trône pour la reine, et une place pour le couple princier. La municipalité a déjà mis un local à notre disposition , à nous de le rendre fonctionnel.

Il est vrai que nous recherchons toujours des sponsors financiers et matériels, qui nous aideraient à donner au carnaval des enfants de Masevaux, la place qu'il mérite.

Propos recueillis par Jean-Marie Renoir  19 03 2009

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14 février 2009

Portrait de bénévole: Bernard Thuet.

« La passion, c'est bien ce qui me guide. »

« Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui perd sa passion». Cette maxime de St Augustin que Bernard Thuet aime à citer, traduit bien son engagement dans le bénévolat.Après avoir travaillé une quarantaine d'années, dont les dix dernières dans le sport professionnel où la pression des résultats est quotidienne, il ne se voyait pas prendre sa retraite en mettant des pantoufles et en s'asseyant devant la télé.Et justement, la télé, c'est là qu'il a trouvé le moyen de «s'éclater»en intégrant l'équipe de bénévoles de l'association « Télé-Doller», qui compte également des salariés.

 

       -Quelle est votre fonction au sein de l'association Télé-Doller?

         Je suis en particulier chargé d'y suivre la partie administrative et financière: la gestion se rapproche de plus en plus d'une petite entreprise . Et, cerise sur le gâteau, cela fait cinq ans que   nous autofinançons plus de 20% de nos dépenses, grâce entre autres à la publicité. En réalité, le bénévole a un retour: participer à une telle aventure avec une équipe de jeunes journalistes professionnels est passionnant, et parsemé de challenges à gérer quotidiennement.

De temps en temps, on me confie une caméra, c'est l'occasion de faire des rencontres toujours intéressantes, d'aller vers les gens de la vallée, de sortir du bureau...

 

-Quel a été votre jour le plus long?

Les 4 jours du « Tour Alsace » avec Marc Hoog et les journalistes , nous avons vécu dans la caravane de la course, du départ à l’arrivée, et suivi la vie des coulisses.

 

      - Quel est votre meilleur souvenir?

Parmi toutes les personnes que j'ai rencontrées dans les associations dont j'ai fait partie, je n'oublierai jamais ma rencontre il y a 30 ans, avec un homme charismatique, qui avait la rage de vivre:  Jésus Antiguedad, malheureusement disparu en 2007. C'est lui qui m'a entraîné dans l'association «  les Jardins d'Icare » de Sentheim, qui ont pris une place incontournable dans la vallée.Pour Télé Doller, ce fut le jour où la Com Com nous  a annoncé notre passage sur le réseau câblé numérique du câble opérateur Est Vidéo, qui nous permet de couvrir 150 000 foyers.

 

-Avez-vous connu une galère, qui vous a laissé un mauvais souvenir?

Equilibrer les comptes, gérer la trésorerie est une galère permanente qui m'a souvent perturbé. Tous les matins, mon objectif c'est: trouver des ressources...Mais je tâche de positiver le plus possible, et les mauvais souvenirs se transforment souvent en bons.

 

-Que feriez-vous d'un don de 10 000 €?

Cela fera sourire certains, mais je crois que j'achèterais deux chevaux, et une roulotte que j'aménagerais en studio de télévision, et je parcourrais la vallée de la Doller, à la rencontre de ses habitants. Pouvoir filmer les dollériens, et leur donner la parole chez eux, au jour le jour, c'est une bonne idée, non?

 

Propos recueillis par Jean-Marie Renoir.  21 01 2009

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Bernard Thuet se voit de temps en temps confier une caméra.

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18 octobre 2008

Portrait de bénévole: Alexandre Lévêque.

Alexandre Lévêque, du Jeu de la Passion, à la passion du jeu...de comédien.

Dans la famille Lévêque, le théatre est un virus qui affecte chaque génération: à la suite de ses grand'parents, ses oncles et tantes, ses parents, Alexandre a participé au Jeu de la Passion dès qu'il a été en âge d'aller seul jusqu'au Cercle St Martin. Il avait  tout juste 10 ans quand il a été recruté à l'école, pour figurer avec d'autres camarades, dans la grande fresque chrétienne présentée par l'association « les Masopolitains ». Il a rapidement tenu des petits rôles dans les pièces de théatre populaire jouées en dialecte , et dans des contes de Noël, mais il a surtout participé à la confection des décors, et fait partie de l'orchestre des comédies musicales, comme guitariste. «  J'étais rarement en scène, se souvient-il, mais j'ai toujours été là, à  assister mon oncle François Gruneisen à la régie et la mise en scène... ». Il a ainsi mis son métier d'électricien au service de la partie technique des spectacles.

La guitare est l'autre passion d'Alexandre, qui l'a amené à tenir la trésorerie de la «  Guitare Picker's Association ». Ce groupe de musiciens qui pincent les cordes au lieu de les gratter, organise des concerts avec des musiciens professionnels connus, et des rassemblements de guitaristes.

Quel est votre rôle aujourd'hui, au sein du groupe de théatre du Cercle?

En 2006, mon oncle souhaitant passer la main, a laissé une place vide, que les comédiens se sont empressés de m' offrir avec insistance. J'ai donc pris la relève sans trop de conviction: ils m'ont pratiquement jeté dans la cage aux lions.... Malgré tout, grâce à l'ambiance  très décontractée, et à une vraie motivation de l'équipe, j'ai fait ma deuxième mise en scène cette année, et j'y ai pris goût! Mais je n'ai pas lâché la régie et les décors...

Quel est votre meilleur souvenir?

Ma première grande satisfaction de metteur en scène, je l'ai ressentie pendant les applaudissements du public, à la première de la pièce «  Espèces menacées », présentée l'an dernier. Quand on n'a jamais fait cela, on ne sait pas trop où l'on va, et là, j'ai su que j'avais bien fait mon travail. Ces applaudissements m'ont encouragé à continuer.

Avez-vous connu des moments  difficiles?

Toutes ces années, nous n'avons heureusement pas eu à déplorer d'accident. Les ennuis ont surtout été techniques. Au début des années 80, une panne générale d'électricité est survenue un dimanche après-midi, pendant le dernier acte du Jeu de la Passion: le gel a allourdi les lignes électriques qui ont cédé , et le Cercle a été plomgé dans le noir. Il a fallu terminer la représentation à la lampe de poche...

Quel a été le jour le plus long?

L'an dernier , le jeu d'orgue a grillé, parti en fumée deux jours avant la première du Jeu de la Passion. Il a fallu d'urgence bricoler pour réadapter l'ancien système sur le nouveau, ce qui m'a pris la journée du samedi, plus la matinée du dimanche, et on jouait à 14h!

Que feriez-vous d'un don de 10 000 euros?

Le vieux bâtiment du Cercle coûte une fortune en entretien, et une grosse partie des recettes y passe. Je vais surprendre certains, mais 10 000 euros, ce n'est une goutte d'eau dans l'océan de nos besoins : il faudrait changer les décors, le matériel électrique, les équipements qui arrivent en fin de vie... Rien que pour remplacer la toiture, 100 000 euros ne seraient qu'un commencement de financement...

Propos recueillis par Jean-Marie Renoir

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Alexandre a acquis sa première guitare en 1980, qu'il a fait
dédicacer par les musiciens qu'il admire: Marcel Daddy, Hugues Auffray,
Francis Cabrel, Maxime Leforestier, et bien d'autres...

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07 juin 2008

Portrait de bénévole: Monique Richard.

Monique Richard, cheville ouvrière de «  Wegscheid Accueil ».

 

 

L'Association « Wegscheid Accueil » a été créée le 11 juillet 2000, à l'initiative du maire Guy Richard, pour animer le village, permettre aux habitants de se rencontrer et mettre en valeur la Maison de Pays, le bâtiment distillerie-pressoir, les deux vergers et la Forêt des Volcans qui vient d'être déclarée Réserve Naturelle Régionale en mars dernier. L'association organise des animations, comme la crémation des sapins, le Maïbummel et son petit-déjeuner champêtre, le Brennhislafascht, et la St Nicolas. Elle propose également des soirées à thème et des sorties culturelles.

 

  • Quel est votre rôle au sein de l'association?

J'ai été nommée secrétaire au cours de l'assemblée générale constitutive, mais, comme dans beaucoup d'associations, je porte plusieurs casquettes: en plus du secrétariat, je m'occupe d'intendance, de communication, de décoration, d'organisation...en fait, d'à peu près tout . Heureusement, j'ai la chance d'être entourée d'une quinzaine de membres solidaires, motivés et dynamiques, et de bénévoles qui proposent spontanément leur aide à chaque manifestation.Si j'ajoute à cela mon investissement dans la fédération nationale des bouilleurs de cru, les arboriculteurs de la vallée, les sorties de classe,  le fleurissement du village, et mon implication au sein de la communauté de paroisses, je n'ai pas le temps de m'ennuyer. 


  • Quel est votre meilleur souvenir?

Au cours de la dernière fête de fin d'année, le président Jean Schmitt m'a remerciée devant tout le monde, en m'offrant un arrangement floral, j'étais vraiment émue. Mais surtout, je suis fière d'entendre les commentaires des villages voisins, qui nous félicitent pour nos réalisations.


  • Alors tout s'est toujours bien passé?

Presque, sauf une soirée sur le thème de la voyance, au cours de laquelle, la voyante invitée a mis en garde les auditeurs contre les risques de charlatanisme, en citant une de ses collègues. Celle-ci a porté plainte pour diffamation. En tant qu'organisatrice, j'ai été convoquée au tribunal pour témoigner de ce que j'avais entendu dire. Cet épisode m'a vraiment affectée.


-    Et vous avez encore le temps de dormir?

 Pas toujours: la veille d'un Brennhislafascht, je suis rentrée d'une fête de famille à 2 heures du matin, et j'ai dû me mettre à l'ordinateur pour changer tout mon plan de table pour 180 personnes: j'essaye de tenir compte des affinités des gens, et des inscriptions de dernière minute m'ont obligée à reprendre toute mon organisation.
Je me suis couchée très tard, la tête pleine d'un tas de choses  qui m'ont empêchée de m'endormir. Après une nuit d'à peine 3 heures, il a fallu assurer pour la fête du lendemain.


-   Que feriez-vous d'un don de 10 000 euros?

 Le but de Wegscheid Accueil n'est pas de faire des bénéfices,aussi je proposerais d'investir dans du matériel, en particulier, des cabanons comme ceux des marchés de Noël. On pourrait loger les exposants et artisans  lors du Brennhislafascht, la salle ne pouvant pas accueillir tout le monde. Et on s'arrangerait pour qu'il reste une somme honnête à verser à une ou plusieurs oeuvres caritatives...



Propos recueillis par Jean-Marie Renoir.  05 06 2008

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31 mai 2008

Portrait de bénévole: Raymond Schmitt.

Raymond Schmitt tourne la manivelle pour le cinéma de Masevaux.

 

Quand il a enlevé sa tenue des services techniques de la ville de Masevaux, où il est agent technique
principal chargé des espaces verts, Raymond Schmitt devient un passionné de projection cinématographique à l'Association de l'Espace Claude Rich. Tout a commencé quand Paul Kachler, l'ancien maire de Masevaux, lui-même féru de cinéma, a ouvert la petite salle au dessus de la Maison de Noël en 2003. Il cherchait un bénévole à qui il apprendrait à faire fonctionner l'appareil de projection 35mm « Cinemeccanica» qu'il avait racheté à la maison de repos du Schimmel. Raymond, plus attiré par les activités culturelles que par le sport- il était déjà un philatéliste convaincu-, a accepté de s'initier, guidé par son envie de comprendre «comment ça marche».

Depuis, il tourne la manivelle pour le cinéma de Masevaux tous les 15 jours, à raison de 2 séances par week-end de septembre à mai.

 

  • Comment fonctionne cette salle de cinéma?

Depuis 3 ans, elle est une des activités de l'Association de l'Espace Claude Rich, dont je suis également le trésorier. Nous faisons partie d'un réseau de 6 salles de projection, affiliées au Circuit de la Trouée de Belfort, qui fait circuler les films à un tarif très avantageux. Cela nous permet de faire profiter 42 spectateurs par séance, des derniers films pour un prix modique. Mais il y a aussi un gros travail de préparation assuré par 6 personnes: chercher le film à Auxelles-Bas ou Giromagny, monter les bobines, faire la caisse à l'entrée, tenir la buvette dans la petite salle d'entr'acte ouverte le mois dernier, faire tourner le projecteur et surveiller la salle, et enfin rapporter le film à Belfort...

 

  • Quel est votre meilleur souvenir?

      La première fois que j'ai projeté un film seul sans aide, j'ai sué à grosses gouttes. Avec tous les       incidents possibles qu'on m'avait énumérés, il fallait que tout fonctionne sans accroc et que les spectateurs n'attendent pas. Tout a bien marché, j'ai réussi à maîtriser la situation. J'étais assez content de moi.

 

  • Vous est-il arrivé un de ces incidents?

A cause d'une erreur de manipulation , le film a cassé. Pour la première fois j'ai dû réparer en urgence sans que le public s'en aperçoive. Mais la vraie déception, c'est quand on fait une projection pour 3 ou 4 personnes. En ce moment, on tourne à plein: 42 spectateurs samedi soir et dimanche. De toutes façons, la politique de l'association n'est pas la rentabilité, mais le service aux amateurs de cinéma en salle, qui ne peuvent pas se déplacer à Thann ou à Mulhouse.

 

  • Quel a été votre jour le plus long?

Le 20 avril dernier  j'étais dans la cabine de 14h à 23h: un film sur 2 séances pour les gagnants du concours de travestis du carnaval des enfants, et le film de la semaine «  Bienvenue chez les Chtis » en soirée. Sans compter la séance du samedi, et la supplémentaire du lendemain...


  • Que feriez-vous d'un don de 10 000 euros?

 Ma seule formation est celle que m'a donnée Mr Kachler, complétée par la lecture d'un dossier prêté par un projectionniste professionnel. Aussi , je financerais une formation de projectionniste pour les 2 ou 3 jeunes qui commencent à s'y interesser. Des formations existent pour les moins de 18ans, mais je n'ai pas encore trouvé d'organisme qui assure une habilitation dans la manipulation de l'appareil, et aussi la préparation en cabine, et la sécurité des personnes et des locaux au cours d'une projection.


Propos recueillis par Jean-Marie Renoir 05 05 2008


IMG_2080a

Raymond tourne la manivelle  pour les deux séances du week-end.


 

Posté par ours68 à 13:12 - Portraits de bénévoles. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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