Rencontre amicale de labour d'automne
Les fervents d'attelage équin, et en particulier de labour, se sont donnés rendez-vous à Soppe-le-Haut hier, pour une rencontre de labour.
La brume qui persistait hier matin sur les champs au dessus de Soppe-le-Haut, pour les premiers essais de labour à cheval, a laissé la place à un doux soleil automnal après le casse croûte convivial. Organisée par le syndicat d'élevage et d'utilisation du cheval de trait du Haut-Rhin, cette rencontre amicale a rassemblé quelques amoureux de cette discipline de Soppe, Jeannette Bleny et son père Pierrot, mais aussi des amis laboureurs de Blodelsheim, Gerstein et Bischoffsheim. En tout cinq attelages ont sillonné le champ aller-retour, sous les conseils du formateur du syndicat, Philippe Happel. C'est lui qui a apporté une partie de sa collection de charrues, que chacun a pu essayer avec son attelage, en suivant ses conseils. « L'avantage du labour à cheval, c'est d'éviter le tassement de la terre, mais c'est plus lent que le tracteur... explique celui qui leur sert aussi de coach pour le championnat de France. Cette journée nous permet aussi de comparer nos matériels, et de découvrir les trouvailles des uns et des autres depuis notre dernière rencontre... ». Secondé par Jeannette au cordeau, il a même essayé de labourer avec un attelage à trois chevaux. Parmi les soppois venus faire une balade dans les champs pour découvrir cette activité agricole ancestrale, l'ancien maire Paul Egly s'est senti rajeunir : « Je m'y vois encore, mais de mon temps, on labourait avec des boeufs !..».
Jean-Marie Renoir 06 11 2011

Jeannette au cordeau et Philippe Hppel à la charrue...

Toune, la jument de Jeannette, a une dent qui pousse!
Les écoliers initiés au tennis
Dans le cadre de l'opération « Une journée dans mon club », le club de tennis de Soppe-le-Haut, a invité les élèves de l'école élémentaire à tenir une raquette. Sur les courts du village lundi après-midi, 25 élèves de CE et CM de la classe de Maryline Fischer, ont suivi les explications de René Gasser, conseiller sportif, et Philippe Graff, conseiller en développement, du comité départemental de tennis 68. Sous forme d'ateliers-jeux du lapin-chasseur, des pingouins, du gardien de but et du curling, les enfants ont suivi une initiation à ce sport, suivie d'essais d'échanges sur un terrain réduit avec du matériel pédagogique adapté. « Le record à battre est à 17 échanges! « précisaient Germaine Wilmin et André Bindler, membres du club de tennis de Soppe, pour encourager les jeunes à se concentrer sur leur raquette, « Qui va faire mieux ?... ». Il faisait chaud sur le court de terre battue, et la pause a été la bienvenue pour se désaltérer au goûter offert par le club. La deuxième partie de l'après-midi était consacrée à l'entrainement des jeunes du club. Cette animation est proposée par le comité départemental, tous les ans à 6 des 94 clubs du département.
Jean-Marie Renoir 26 09 2011

Les enfants disposaient de matériel pếdagogique adapté,
fourni par les animateurs départementaux.
Une amazone pour chevaux lourds
Même si elle n'a pas terminé première, Jeannette Bleny a brillamment participé aux championnats de labour « Les terres à l'envers », organisés par les jeunes agriculteurs de la FNSEA.
Depuis toute petite, Jeannette n'a cessé de poser ses fesses sur toutes les sortes de montures qui passaient à sa portée. Rien d'étonnant à cela, puisque son père Pierrot Bleny est le maréchal-ferrant de Soppe-le-Haut, et qu'il y a toujours eu des chevaux à la maison. Pourtant ce n'est pas lui qui l'a initiée à l'attelage. « Mon copain est originaire de Picardie, terre de tradition des labours équins, explique Jeannette. C'est lui qui m'a donné le virus et m'a appris à mener un attelage « au cordeau » pour labourer les champs avec un cheval...». Sa formation aux Beaux-Arts de Lyon ne l'avait vraiment pas destinée à cette activité, pourtant, elle a été finaliste au concours régional de labour à Feldkirch le 21 août dernier, et sélectionnée pour le championnat de France qui s'est déroulé les 17 et 18 septembre dernier à Oberhausbergen. Seule fille à concourir, Jeannette a fini 9ème sur 22 candidats, et 3ème de sa catégorie « labour à plat junior ». Il faut voir ce petit bout de femme de 25 ans, mener à la voix un couple de chevaux comtois de plus de 700 kg chacun, Open, hongre de 9 ans, et Toune, jument de 4 ans, attelés à une charrue double. Ces deux-là arrivent même à payer leur paille et leur foin, avec les prix qu'ils gagnent aux concours. La suite se jouera à Westhalten pour la St Nicolas, et pourquoi pas à Albi pour le championnat de France 2012...
Jean-Marie Renoir 22 09 2011

Open, hongre comtois de 750 kg, aux ordres de Jeannette, 55kg à peine...
Une visite texane
Les descendants des pionniers alsaciens au Texas sont revenus sur les traces de leurs ancêtres.
La mairie de Soppe-le-Haut reçoit régulièrement des visites de Texans, en quête de leurs ancêtres alsaciens, partis immigrer à Castroville dans les années 1840. La vallée de la Doller et du Soultzbach a ainsi vu partir 35 personnes entre 1843 et 1869, du moins d'après les archives départementales et les listes d'embarquement. Quatre familles ont quitté Soppe-le-Haut, dont celle de Nicolas Tschirhart, né le 14 mai 1814 et arrivé aux Etats-Unis en janvier 1845. Comme tous les autres immigrants alsaciens, pour la plupart cultivateurs, artisans, journaliers, ouvriers, il avait été convaincu par Henri Castro de le suivre outre-atlantique, pour peupler les immenses contrées du Texas libéré du joug mexicain. Un an plus tard, Nicolas se mariait avec Catherine Meyer, originaire de Wittelsheim qui lui a donné douze enfants. Il a fini par fonder une véritable dynastie à Castroville, réussite que les Tschirhart partagent avec les Haby, venus eux, d'Oberentzen.
Dernièrement, Paul Egly, maire honoraire et Dominique Spiess, adjointe au maire, ont accueilli deux couples texans. Dianne Keeton est une Tschirhart tout comme son cousin Chuck Friesenhahn. Dianne et Chuck étaient accompagnés par leurs conjoints respectifs, Kent et Patty. Ils avaient participé, la veille, aux cérémonies de jumelage entre Castroville et Ensisheim. Ils ont partagé cette rencontre pleine d'émotion avec Christiane Wood, une Alsacienne habitant Castroville, leurs familles d'accueil, les Deyber et les Schmitt, d'Ensisheim et André Hartmann.
Après avoir offert aux visiteurs texans, le livre consacré au village, M. Egly les a invités à signer le livre d'or de la commune. Vin blanc et bretzel ont marqué ce moment amical, qui s'est conclu par la visite de l'église et du cimetière.
Jean-Marie Renoir 04 07 2011

Sur le perron de la mairie de Soppe-le-Haut : François et Jacqueline Deyber –
Christiane Wood – Kent et Diane Keeton – Dominique Spiess ajointe au maire -
Jean Michel Schmitt- Patty et Chuck Friesenhahn
Anita Aubert quitte l'école
Après 36 années au service de l'éducation nationale, dont 28 à Soppe-le-Haut, Anita Aubert a fait valoir ses droits à la retraite.
Beaucoup de monde vendredi après-midi au foyer rural de Soppe-le-Haut, où Anita Aubert avait invité collègues et parents pour fêter son départ à la retraite. « Ce discours, pour lequel je ne suis pas douée, est un peu mon examen de sortie, a déclaré la partante. En ce dernier jour, je repense au premier de ma carrière, et au désir de faire ce métier, qui était mon rêve de petite fille... » Après deux années d'école normale à Guebwiller en 75-76, Anita a tenu plusieurs postes dans la région. C'est en 83 qu'elle est arrivée dans le vallon du Soultzbach, pour prendre la classe enfantine de Soppe-le-Haut, qui regroupait la dernière section de maternelle, le CP et CE1. Les élus présents ont longuement remercié l'institutrice pour son engagement au service de l'école, dont Aimé Bellicam qui lui a offert un gros bouquet de fleurs de la part du syndicat mixte du vallon du Soultzbach. Le directeur du RPI (regroupement pédagogique intercommunal) Marc Hoog, a retracé le parcours de sa collègue en insistant sur ses qualités de dévouement enthousiaste pour son métier, et son soucis du bien-être de l'enfant. En lui souhaitant une bonne retraite, il lui a remis, au nom des collègues et des parents d'élèves, une sculpture en bois de l'artiste local Jean-Michel Peltier.
Jean-Marie Renoir 02 07 2011

Marc Hogg a remis à sa collègue une sculpture de Jean-Michel Peltier.



