15 novembre 2009
Un auteur à la rencontre de ses lecteurs.
Le réseau des écoles de la vallée de la Doller et du Soutzbach a invité sur trois jours, l'auteur-illustrateur pour la jeunesse, Pierre Elie Ferrier, alias PEF, avec le soutien des inspectrices mesdames Schlund et Verpillat. Les enseignants ont fait travailler leurs élèves sur les livres de l'auteur, qui a accueilli les 1565 élèves des écoles du réseau, soit 66 classes de maternelle au CM2. La rencontre a eu lieu sur deux jours à la salle polyvalente de Lauw, et lundi à la maison des associations de Burnhaupt-le-Bas. Né en 1939, PEF a toujours été un rêveur, qui est passé par le journalisme, avant d'écrire à l'âge de 30 ans, son premier ouvrage: « Moi, ma grand'mère ». Deux ans plus tard sortait « La belle lisse poire du prince de Motordu », qui a connu un beau succès. Avec sa tête de Père Noël, PEF se définit comme «... un rencontreur d'enfants, et un raconteur d'histoires. Je vais au devant des enfants du monde entier, pour partager mes souvenirs et les leurs. Je souhaite la prise de pouvoir des enfants sur le langage, véritable pâte à modeler, jouet inusable et gratuit...Ces rencontres sont toujours très chaleureuses et instructives...». Ainsi jeudi, les élèves ont présenté à l'auteur l'interprétation qu'ils ont faite de ses livres, qu'il a commentée par des dessins. Entre autres, les classes de Masevaux ont réalisé des «couvre-PEF». D'autres ont revisité à la manière de Motordu, la biographie de l'auteur, ont établi un menu, ou la carte de la vallée, pour une amusante leçon de «géoravie». Et pour finir, PEF leur a dit deux petites poésies de sa composition: « La dernière mouche de l'été s'est réfugiée dans mon nez. Quand je ne pourrai plus la sentir, je me moucherai...» Ou encore: « Les voitures écrasent les hérissons et les camions écrasent les voitures. Heureusement que les avions tombent sans rien écraser, pensent les hérissons...». Et vendredi soir, les fans de PEF ont pu se procurer un de ses livres au stand de la librairie «Le Liseron», et le faire dédicacer par l'auteur.
Jean-Marie Renoir 12 11 2009

PEF a expliqué aux enfants pourquoi il s'est mis à écrire pour eux.

Les écoliers de Masevaux ont confectionné des " couvre-PEF"...
Parlez-en: les calendriers.
Cynthia Dantung, factrice sur les deux Bourbach.
D'abord, je voudrais préciser deux choses que les gens ignorent souvent: les facteurs achètent eux-mêmes les calendriers à un imprimeur spécialisé, et les étrennes que les clients donnent reviennent bien au facteur. Je ne suis factrice que depuis 8 ans, mais je sais par les anciens, que la tradition du « calendrier des postes » tend à se perdre, du moins chez les jeunes générations, d'autant plus que les gens sont beaucoup moins à la maison qu'avant dans la journée, et que tout le monde fait attention à ses sous. Cela dit, je commence ma distribution de calendriers début décembre, chez les gens dont je sais qu'ils l'attendent. Cela me prend du temps, c'est vrai, mais cette période de fin d'année me permet de présenter les voeux de Nouvel An, et de prendre contact avec les nouveaux arrivants ou les clients que je ne vois jamais durant l'année. On boit un café ensemble, on discute un peu, on peut même trouver des arrangements pour rendre service, le cas échéant. Les gens apprécient de nous voir passer tous les jours, par tous les temps, surtout les personnes âgées dans les villages. Les étrennes, je les mets de côté, pour les consacrer à quelque chose de spécial, que je ne pourrais pas me permettre autrement: l'un ou l'autre extra pendant les vacances, quelques sorties au restaurant, ou, comme l'an dernier, elles m'ont aidée à acheter un ordinateur pour la famille. Malgré la pénibilité du travail de distribution même en voiture, avec l'été, c'est une des périodes les plus sympathiques de l'année.
Jean-Marie Renoir 11 11 2009

13 novembre 2009
L'évolution des garages auto, en deux témoignages.
L'ancien, Bertrand Hirth, garage Peugeot de Sickert.
Après un CAP-BEP mécanique auto au lycée Lavoisier de Mulhouse en 77, Bertrand Hirth a débuté dans le métier au garage SIAM ( Société Industrielle Automobile Mulhouse)où il s'occupait des premières vérifications sur véhicule neuf à 1500km.Il a créé son propre garage à Sickert en 91, comme agent Peugeot. A l'époque, un mécanicien pouvait régler un moteur à l'aide d'une lampe stroboscopique, un voltmètre, et un tournevis. Aujourd'hui, sans l'outil diagnostic informatique du constructeur, et une solide formation permanente, la réparation devient approximative. «L'évolution a été très importante depuis mes débuts, affirme-t-il, surtout depuis 2000: l'électronique embarquée a fait son apparition et le perfectionnement des moteurs, des huiles et des filtres a permis l'espacement des révisions des véhicules à 20 voire 40 000 km...de même pour les liquides de freins, et de refroidissement...»Une voiture qui entre au garage subit d'abord une auscultation visuelle, puis est branchée sur l'ordinateur pour un diagnostic de contrôle, qui analyse les paramètres du véhicule via les calculateurs (cerveau)Si un défaut important s’avère non réparable, le véhicule est relié par Internet à la plate-forme d'assistance du constructeur. Celle-ci fait un diagnostic en fonction des informations fournies, traite l'incident en direct et donne des solutions. Elle peut également anticiper une panne future. Il y a 30 ans, tous les garages étaient viables. A présent, pour faire du bon travail il faut être équipé et formé. Par exemple, au bout de 2 ans, les véhicules neufs ne sont plus aux normes, du fait de l'usure due à l'utilisation d'huiles non adaptées, ou à un manque de suivi correct. «D'un autre côté, continue Bertrand, certains garagistes sont des vendeurs plus que des réparateurs...Un petit garage comme le mien s'efforce d'être à l'écoute de ses clients, de les informer et les conseiller, en plus des services annexes.». C'est dans cette optique que Bertrand forme des apprentis depuis 20 ans, tant la formation lui paraît importante: «Ils sont l'avenir de la profession!». Sur 6 personnes, le garage compte deux apprentis en Bac Pro. Il traite de 5 à 10 voitures par jour, pour une clientèle essentiellement locale, et aussi du Territoire de Belfort. L'avenir du garage est lié à celui de l'automobile qui se tourne lentement vers les moteurs hybrides et électriques. Mais Bertrand attend plutôt le moteur à hydrogène, qui selon lui, tarde à apparaître pour des raisons d'intérêts financiers. « Actuellement, j'hésite entre investir dans un nouveau site, et maintenir mon outil de travail en l'adaptant. Au vu de la conjoncture actuelle qui ne récompense pas les investissements, mon optimisme tendrait à se refroidir. Il est regrettable que les professionnels ne soient pas assez soutenus, et que des micro-entreprises s'ouvrent sans aucun contrôle, cela au détriment du client, alors que le métier exige des techniciens hautement qualifiés...».
Garage Hirth à Sickert 03 89 38 84 13.

Avec les moteurs électroniques, le diagnostique informatique est devenu incontournable.

La mécanique pure n'a pas disparu: Maxime dépose un volant-moteur.

Le recyclage des déchets se généralise:
huiles, liquides de frein et de refroidissement, filtres, feraille, pneus...
Et le jeune, Guillaume Willmé, garage 2V Compétition à Bourbach-le-Bas
A 25 ans, Guillaume Willmé vient d'entrer dans la profession, puisqu'il a ouvert son atelier de mécanique à Bourbach-le-Bas il y a 18 mois: 2V Compétition. Après un bac et un BTS de maintenance auto au Lycée Bugatti de Mulhouse, il a travaillé 3 ans chez Citroën Mulhouse comme contrôleur-qualité et chef d'équipe. En février 2008 sa passion de la mécanique l'a poussé à aménager un atelier dans l'ancien corps de ferme de ses parents. Pour l'instant il dispose de 160 m2 pour accueillir les clients, stocker le matériel et travailler sur les véhicules qu'on lui confie. Ses équipements en matériel ont été subventionnés par la Région Alsace, et il compte installer une fontaine de nettoyage bio subventionnée par l'Agence de l'Eau Rhin Meuse dans l'extension de 30m2 qu'il est en train d'installer lui-même avec l'aide de son père. « Bien que je travaille seul, explique-t-il, j'ai le même matériel que les concessionnaires, mais à échelle réduite. J'ai un équipement informatique complet, avec un appareil de diagnostic multi-marques agréé par les constructeurs. Il faut reconnaître que ces logiciels sont un peu moins performants, mais ils sont mis à jour régulièrement et concernent plus de 3000 modèles... ». On pourrait penser qu'un petit atelier comme celui-là n'est pas viable face à la concurrence et aux nouvelles technologies, mais Guillaume tourne bien. Sa clientèle est surtout locale, et grâce au bouche à oreille, les clients viennent de plus en plus loin. Une bonne raison à cela: ses tarifs de main d'oeuvre horaire sont moitié moins élevés que dans une concession, et il réduit largement ses marges sur les pièces et les pneumatiques. De plus, les interventions sur l'électronique prennent beaucoup de temps qu'il ne facture pas en intégralité. « Mon gros avantage, comme je travaille seul, est que j'ai moins de charges, et que je n'ai pas besoin de traiter beaucoup de voitures par jour. Je veux faire les choses bien, même si j'y passe du temps que je ne compte pas... »
Garage 2V Compétition, Guillaume Willmé, Bourbach-le-Bas, 03 89 82 25 01.

Guillaume travaillant en solo, a beaucoup moins de charges.
Jean-Marie Renoir 10 11 2009
10 octobre 2009
Une messe pour le quarantième anniversaire de l'ordination sacerdotale de Gérard Ballast.
Le prêtre coopérateur de la communauté de paroisses dans le doyenné de
Masevaux, en résidence à Bourbach-le-Haut, Gérard Ballast, fête cette
année, non seulement son soixante-cinquième anniversaire, mais surtout
ses 40 ans de sacerdoce au service de son dieu et de ses frères
humains. Pour l'occasion, il a invité ses paroissiens, amis et
connaissances, à une messe en l'église St Eloi de Lauw, co-célébrée
avec le vicaire épiscopal Hubert Schmitt qui a dit l'homélie, et
plusieurs autres prêtres et diacres permanents. L'église était comble
dimanche matin à 10h, et l'on comptait dans l'assistance bon nombre
d'élus de la communauté de paroisses des portes de la vallée de la
Doller.
Avant d'être ordonné prêtre par l'évêque Mgr Elchinger le 29 juin 1969,
Gérard Ballast est né à Ensisheim le 10 juillet 1944, et a grandi à
Ruelisheim, au sein d'une famille de mineurs de fond qui comptait 7
enfants. Après des études secondaires au petit séminaire de Zillisheim,
il a suivi les cours de théologie à la faculté , puis une formation au
Grand Séminaire de Strasbourg. Il a successivement occupé les postes de
vicaire puis d'administrateur à Bischheim, et Mulhouse Ste Thérèse et
Ste Claire, aumonier fédéral de la jeunesse ouvrière chrétienne, curé à
L'Ile Napoléon, Wittelsheim, Husseren-Wesserling, Huningue-Village
Neuf-Rosenau. Jusqu'à ce que de graves ennuis de santé l'obligent à se
reposer. En 2006, Gérard Ballast est arrivé dans la vallée de la Doller
comme prêtre coopérateur dans le doyenné de Masevaux, pour la
communauté de paroisses de Sentheim, pour le doyenné de Masevaux en
2007, puis aumonier de l'Union Catholique des Aveugles pour le
Haut-Rhin l'an dernier. " Le fait d'avoir vu mon oncle missionnaire
puis curé, heureux de sa vie, confiait Gérard, et le curé de
mon village bien dans sa peau, estimé de ses paroissiens, tous deux
vivant avec joie leur sacerdoce, m'a donné envie de devenir prêtre.
L'appartenance à l'Institut des Prêtres du Prado m'aide beaucoup dans
mon ministère, surtout dans l'attention aux plus pauvres. Je suis
heureux d'habiter Bourbach-le-Haut, où je me sens bien enraciné dans la
vie du village. Bientôt je pourrai intégrer le logement paroissial
rénové à Bourbach-le-Bas, tout en gardant un " pied-à-terre-" là haut,
sur la montagne..."
Après l'office animé par les chorales réunies de la communauté de
paroisses, Gérard Ballast a invité tout le monde à partager le
verre de l'amitié à la salle polyvalente de Lauw, où il a reçu bon
nombre compliments, et de témoignages d'amitié.
Jean-Marie Renoir 30 08 2009


10 août 2009
Fête des bûcherons: Des " Grandes gueules" au Langenberg.
Grande animation hier près de l'auberge de la famille Fluhr, au
Langenberg, sur la route du Ballon d'Alsace. La traditionnelle fête des
bûcherons avait donné rendez-vous à toute une équipe de professionnels
des Vosges, d’Alsace, de Haute-Saône et du Territoire de Belfort. Ils
sont venus s'affronter amicalement dans un concours comprenant 4
épreuves, représentant les différentes activités de leur dur et
dangereux métier de forestier. Dès 10 h, le public a pu apprécier les
qualités d'artistes des 14 concurrents, au sculptage de sujets sur tronc
de sapins, écureuil, chevreuil, sapin, coeur, fontaine,
champignon,etc... Après le repas de midi à l'auberge, préparé dans sa
cuisine par Jean-Claude Fluhr assité de 4 aides, les bûcherons ont
rivalisé de précision, de force et d'adresse à la coupe à la
tronçonneuse de rondelles verticales, puis de rondelles horizontales, la
coupe à la hache, et le sciage au passe-partout. Entre les épreuves,
Etienne a fait une démonstration de débardage à l'ancienne avec son
cheval comtois de 3 ans, Savanna, et des schlitteurs ont descendu les
charges de bois sur le chemin de schlittage. Les amateurs du public ont
pu s'essayer au passe-partout, au planter de clous dans un tronc de
frêne, ou à répondre aux questions posées au micro par l'animateur
Olivier, qui leur remettait un bon-cadeau à retirer au stand de matériel
Stihl.
Le temps magnifique a vu défiler des nombreux curieux, qui avaient du
mal à trouver une place de parking, et le chapiteau n'a pas désempli de
la journée. Il reste à souhaiter que la météo sera aussi clémente le
week-end prochain pour la fête montagnarde des 15 et 16 août.
Jean-Marie Renoir 09 08 2009

Le matin les bûcherons ont fait preuve d'habileté
au
sculptage sur bois à la tronçonneuse.

Le doyen des bûcherons, Gaby Perry ( à gauche), 85 ans,
de Maurice
s/Moselle, manie encore très bien le passe-partout.

Même les dames se sont essayées au planter de clou en 5 frappes.
25 juin 2009
Rencontre d'athlétisme des écoles de la haute-vallée.
Après les classes maternelles il y a quinze jours, c'était au tour des primaires de se mesurer aux épreuves sportives, sur le terrain du Cosec de Masevaux.
Toutes les classes du 3ème cycle élémentaire de la haute vallée de la Doller, se sont retrouvées lundi matin, pour participer à la rencontre d'athlétisme, organisée par Christophe Weinzaepflen, et Jean-Marie Ehret, enseignants à Sickert et Oberbruck. Ils étaient tous là, les 226 écoliers des dix classes de CE2 au CM2, appartenant au RPI de Sewen- Dolleren- Oberbruck - Rimbach, le RPI de Sickert- Kirchberg-Wegscheid, et l'école des Remparts de Masevaux. Ils ont chaussé leurs baskets, pour parcourir les 5 ateliers répartis sur le terrain de sport derrière le COSEC de Masevaux. Les épreuves, encadrées par des enseignants et des parents, comprenaient les trois disciplines athlétiques: course, saut et lancer. A l'heure de midi, tout le monde a tiré son casse-croûte du sac, agrémenté au dessert, de gâteaux confectionnés par les mamans. L'après-midi, pour clôturer en beauté cette rencontre sportive, les élèves ont couru un relais 8X 50 mètres. Le relevé des performances et le classement des jeunes athlètes, a permis de faire la moyenne de chaque classe, pour la gloire, et le plaisir d'avoir participé.
Jean-Marie Renoir 22 06 2009

La course de haies...
Le triple saut...
Et le lancer d'anneaux.
Que sont devenues les scieries de la Vallée de la Doller?

La famille Phan fait tourner la dernière scierie de la vallée de la Doller.
La région boisée du piémont des Vosges du Sud a connu une belle activité de sciage du bois pendant plusieurs siècles. Malheureusement, cet artisanat , souvent familial, est en train de mourir, puisqu'on dénombrait pas moins de 5 fermetures de scieries , fin 2008 dans la région. La faute en revient à des facteurs essentiellement économiques: la crise, bien-sûr, mais avant cela, les nouvelles normes, la concurrence des pays de l'Est et de l'Allemagne, où les taxes et les cours sont plus bas, et la main d'oeuvre moins chère. Même l'engouement de ces dernières années pour la construction bois, n'a pas apporté de vrais débouchés, en partie à cause de la concurrence des bois exotiques, et la tempête Klaus dans le Sud-Ouest en janvier dernier, n'a pas arrangé les choses.

Scierie en 1900: la taille du tas de bois donne une idée de l'importance de la scierie.
Plus de trois siècles de prospérité.
Il y a encore moins de cinquante ans, chaque village de la région comptait une scierie, voire deux . Les archives notariales font mentions des premières scieries artisanales dès le 17ème siècle. Jusqu'à la fin du 18ème, elles appartenaient le plus souvent à plusieurs propriétaires, qui se partageaient leur exploitation. Au 19ème siècle, certains propriétaires ont racheté les parts des autres, ou de nouveaux propriétaires ont repris les scieries entières. Ces petits industriels se donnaient le titre de « marchands de bois » parce qu'ils contrôlaient la filière du début à la fin, de l'exploitation en forêt jusqu'au négoce. A l'époque du développement industriel, la forêt , privée à 60%, pourvoyait en bois les charbonniers qui fournissaient les fonderies: elle a failli être décimée, et son exploitation a dû être réglementée. Par ailleurs, l'eau des rivières devait faire tourner les tissages, les moulins, et les scieries: là aussi, il a fallu réglementer, les entreprises situées en amont utilisant toute l'eau, au détriment des communes de la basse vallée. L'âge d'or des scieries s'est éteint avec l'avènement des nouveaux matériaux de construction, et des nouvelles sources d'énergies. Les dernières survivent tant bien que mal...

La scierie de Joseph Gebel, entraînée par la locomobile, pendant la guerre de 39-45.
La dernière des scieries de la Doller, celle de Roger Phan.
Dans la vallée de la Doller, l'avant- dernière scierie , celle de Daniel Bauer à Rimbach, a fermé fin 2003, après avoir été reprise de Bernard Studer en 98. La rescapée de cette hécatombe est la scierie Phan de Dolleren. A la fin du 19ème siècle, elle était la propriété de Victor Ehret, puis de son fils Louis, qui exploitait également une boulangerie-épicerie-restaurant ( photo). Pour faire tourner les machines, il avait fait installer une locomobile, qui est aujourd'hui exposée à l'écomusée de Haute Alsace. Pendant la guerre de 14/18, la scierie a été réquisitionnée par l'armée française, pour fournir la défense nationale ( La vallée était restée à la France).
Joseph Gebel a racheté l'entreprise en 1919, et l'a modernisée. En patron avisé , il a su faire prospérer l'affaire qui employait jusqu'à 12 ouvriers. Son fils Xavier lui a succédé en 1955, mais a connu le déclin de l'entreprise, jusqu'à sa fermeture en 1983.
Roger Phan et son épouse Danielle, tous deux formés dans la restauration, ont tenté l'aventure en 1985, en reprenant en location la scierie du couple Xavier Gebel, qu'ils ont rachetée deux ans plus tard. « Les débuts ont été difficiles, se souvient Roger. Nous n'étions pas du métier, et vivre à deux sur une vieille scierie nécessitait des investissements. Nous avons toujours essayé de faire autrement que les anciens, en cherchant à innover, à diversifier, en restant flexibles, ... »
Ils ont donc modernisé en changeant
d'équipement trois fois en 25 ans, passant à l'informatique pour
réduire le temps de travail, et en traitant 14 essences de bois,
pour ne pas se cantonner aux résineux. Ils ont également entrepris
une démarche environnementale de développement durable et de
respect de la nature en utilisant 70% de bois local dans leur
entreprise. « Nous avons remarqué à la dernière foire
éco-bio de Colmar le mois dernier, précise Roger, que les
clients commencent à exiger des bois abattus dans la région. C'est
une bonne chose, mais cela ne suffit pas. Pour tenir, nous avons dû
diversifier nos activités pour compenser la perte d'activité du
sciage traditionnel... »Ainsi
le négoce de bois en grume destiné à la tonnellerie et au
tranchage atteint aujourd'hui 60 % de l'activité et la scierie
transforme les lames de terrasse, colombages, structures, plots pour
la menuiserie, etc..... Ce métier complexe exige une remise en
question quotidienne, où rien n'est acquis d'avance. Sans compter
qu'on demande aux petites entreprises autant qu'aux grandes. Pour
assurer ce dur métier , il faut être d'attaque 9 à 10 heures par
jour, et 7 jours sur 7 en hiver.

Roger Phan est à ses machines 9 à 10 heures par jour.
« En tant que dirigeant d'entreprise, continue Roger, les 35 heures ne me concernent pas. Cela représente quand'même 4 heures de moins à salaire égal. J'ai bien essayé d'embaucher un salarié pendant dix ans, mais cela signifie une diminution de productivité, tout en maintenant un salaire correct pour la personne embauchée. Nous sommes des autogestionnaires: s'il y a surcharge de travail, c'est le patron qui l'assume... ».
Le
couple déplore qu'il y ait si peu de place pour les petites
entreprises dans le tissu économique local, ajouté à l'abandon de
l'apprentissage des jeunes. De plus, la gestion comptable est assurée
complètement par Danielle, qui a appris sur le tas. « C'est
un travail très prenant, même s'il est contrôlé par un comptable
et un juriste. Et les premières années, j'assurais aussi mon poste
aux machines! La
place des conjointes en artisanat est très importante,
affirme-t-elle, mais peu reconnue... ».

Roger Phan fait tourner la scierie depuis son pupitre
informatique.
Après 25 ans de travail acharné, le couple se pose parfois la question de l'avenir de leur entreprise. Le déficit de la filière bois, estimé à 6,3 milliards d'Euros, bien que stabilisé en 2008, aggrave encore la situation d'une filière déjà en difficulté. Et pourtant, leur fils Gaetan après les écoles du bois de Mouchard et de Chateaufarine, a obtenu un BTS en industrie et commerce du bois. Il travaille avec ses parents depuis 2002. Et son frère Gauthier suit les cours de l'école du bois de Saulxures sur Moselotte. Il suffit peut-être d'y croire?
Scierie PHAN à Dolleren
Renseignements 03 89 82 97 18
info@scierie-phan.fr ou www.scierie-phan.fr
Jean-Marie Renoir 15 06 2009
20 juin 2009
Deux courses à pied le long de la vallée de la Doller.
Brice Donischal, nouveau roi du Ballon d'Alsace.
Le 25ème marathon du Ballon d'Alsace et le 23ème Tour de la Vallée se sont déroulés dimanche dernier avec un temps ensolleillé et même un peu lourd , qui a incommodé quelques participants. Les coureurs sont venus de nombreuses régions de France :Alsace, Lorraine,Vosges, Doubs, franche-Comté, Charentes, Savoie, Nord et des pays limitrophes :Belgique, Allemagne, et Luxembourg. La première course réputée difficile, et qui comptait 190 inscrits, est pourtant une épreuve sportive qui permet de découvrir, avec une boucle de 42km, les crêtes vosgiennes et les paysages trés divers et magnifiques de notre région. Elle a été gagnée pour la deuxième année consécutive, par le colmarien Brice Donischal, originaire de Burnhaupt le Haut. La seconde, remportée par le lorrain Jean-Jacques Dardar, a vu courir 85 participants. De nombreux sportifs de la vallée y ont participé depuis Sewen jusqu'à Masevaux, y compris Bourbach, Burnhaupt, Aspach, avec une belle représentation du club d'athlétisme de Masevaux-Athle- Doller .
Pour le "romain sur le marathon" : Il s'appelle Gaëtan Husson et vient de Augicourt en Hte Saône. Il a fini 76e. Il a déjà couru au Trail des forts de Besançon et à l'Ardéchoise, dans cette tenue car il adore les courses où on participe déguisé et pense qu'on parlera ainsi de lui car il est toujours loin des premiers.
Daniel Freyburger de Traubach-le-Haut, 2e du Tour de la vallée était tout content et étonné d'arriver en si bonne position, disant "Vous connaissez le proverbe ? Au royaume des aveugles les borgnes sont roi!"
Par ailleurs, près de 200 bénévoles, dont les équipes de Sapeurs Pompiers de la haute vallée, ont donné de leur temps pour la bonne organisation des courses. Toutes ces personnes sont remerciées pour leur travail et l'ambiance sympathique qu'ils assurent en particulier aux différents postes de ravitaillement.
Jean-Marie Renoir 15 06 2009

Le romain d'Augicourt ( 70 )a pris le départ avec les autres au col du Hundsruck.
06 juin 2009
Dixième rencontre des graines de champions des écoles maternelles.
Le terrain de sport en face de l'école maternelle de Burnhaupt-le-Haut
était pendant trois jours, le cadre des dixièmes rencontres sportives
des écoles maternelles des vallées de la Doller et du Soultzbach.
Regroupées au sein de l'AOS ( Association des Oeuvres Scolaires),
trente classes maternelles se sont succédées sur le terrain pour
parcourir les 10 ateliers d'initiation à l'athlétisme. Par groupes de 5
, les
600 enfants se sont essayés aux trois épreuves de base: le lancer, le
saut,
et la course, présentées sous différentes variantes adaptées aux
petits.Encadré par un élève de CE2 au CM2 de l'école élémentaire qui
servait de tuteur, chaque groupe parcourait les différents ateliers où
les attendait un enseignant ou un parent d'élève, qui relevait les
scores sur une feuille de route. Une vingtaine de parents s'était
mobilisée pour chaque rencontre, preuve de l'investissement des
familles dans cette manifestation.
L'organisation et la coordination ont été menées par Rose-Claire Velly,
permanente à l'AOS, assistée bénévolement et pour le plaisir, par
Annick Mayoral, qui occupait le poste avant elle. L'équipe pédagogique
de Burnhaupt-le-Haut a assuré la préparation matérielle des jeux, dès
7h du matin, pendant les trois jours. La directrice Claudine
Vogtensberger s'est félicitée de cette réussite: " Cette rencontre
est le résultat du travail de toute une année, qui a été très prenant
pour nous. Mais quelle satisfaction de voir les enfants s'amuser, tout
en participant aux ateliers avec autant de sérieux. Ils se préparent
peut-être à devenir les champions olympiques de demain?Et le beau temps
est avec nous!...". Et pour se réconforter après les épreuves, les
jeunes athlètes ont partagé un goûter préparé par chaque école.
Jean-Marie Renoir 04 06 2009

Le lancer

Le saut

La course.
16 mai 2009
Réunion de travail à la Com-com.
Le Pays Thur Doller a présenté trois dossiers de fond au conseil de la Comcom.
Les membres du conseil de la Communauté de Communes de la Vallée de la
Doller et du Soultzbach , réunis mercredi soir, ont assisté à plusieurs
exposés des dossiers en cours d'étude au Syndicat Mixte du Pays Thur-Doller.
Le projet de service public concernant l'assainissement non collectif a
retenu toute leur attention, puisqu'il est plus que jamais d'actualité.
La délimitation des zones en assainissement collectif et non collectif a
été imposée par la loi sur l'eau de 1992, révisée en 2006. L'autorité
compétente devait mettre en place avant le 31/12/05, un service public
d'assainissement non collectif ( SPANC), pendant que les propriétaires
installaient un assainissement conforme, qu'ils entretiennent, et pour
lequel ils payent une redevance. Le diagnostic des installations
existantes sera fait avant le 31/12/2012. Les SPANC sont gérés en régie,
en régie assistée par des prestataires externes, ou en délégation
complète à un prestataire externe.
Le Pays Thur-Doller se dirige vers un Plan Climat pour lutter contre le
changement climatique. Il devrait s'appliquer à plusieurs domaines, dont
l'urbanisme et l'habitat, les transports, l'énergie, la gestion du
territoire, et celle des déchets. Pour atteindre les objectifs
envisagés, la vallée Doller-Soultzbach devrait économiser chaque année
environ 2700 tonnes équivalent CO2, d'ici à 2050. Il s'agit donc d'un
travail de longue haleine qui concerne toute la population: les
collectivités, les citoyens, les entreprises, les associations... Parmi
les idées présentées,on peut citer la mise en place d'une filière
"bois-énergie", le développement des chaudières à bois collectives,
l'installation ou la réhabilitation de micro-centrales hydrauliques, ou
les travaux d'isolation et le développement des énergies renouvelables
dans les bâtiments communaux.
Enfin, le Schéma de Cohérence Territoriale, établi par l'INSEE, et
concernant les 4 communautés de communes du Pays Thur Doller, a été
présenté en détail. Il étudie la répartition de la population entre les
différentes zones urbaines, piémontaises, et montagnardes. Pour les
vallées Doller Soutzbach, les communes sept entre Burnhaupt-le-Bas et
Sentheim, appartement au Piémont, comptent 7300 habitants, les 10
autres communes de la haute vallée en comptent 8000. La démographie est
en hausse de 0,7% par an sur les dix dernières années, dûe pour moitié à
l'arrivée de nouveaux habitants. Les perspectives démographiques
indiquent que la taille des ménages devrait continuer de baisser, et
leur nombre augmenter, ce qui suppose une augmentation de l'offre des
logements, et la multiplication des déplacements domicile-travail.
L'étude fait ressortir un vieillissement de la population, plus marqué
dans la haute vallée.
Jean-Marie Renoir 14 05 2009

